10-11-2008, 05:23 PM
12 Septembre 2008, 01h et des poussières, les docks.
La nuit est déjà tombée depuis longtemps dans les docks de la paisible bourgade d’Immac-sur-Sable. Les carcasses de poisson de la veille embaument l’air de leur parfum nauséabond. Il fait frais et une brume opaque a envahit les quais déserts. Quelques bateaux amarrés tanguent lentement et l’on peut entendre les clapotis que font les coques qui claquent sur l’eau froide. Quelques mats décident eux aussi de mettre l’ambiance et lâchent de temps à autre de longs grincements sinistres à foutre des frissons dans le dos des plus téméraires.
Près des entrepôts, des dizaines de containers massifs se dressent en autant de barrières de métal. Certains partiront certainement de très bonne heure le matin à destination de régions plus exotiques les unes que les autres, telles que les pays d’Orient, d’Afrique ou encore... la Suisse. Leurs ombres menaçantes ajoutent au charme local et on peut vraiment qu’aucun humain censé aimerait se promener seul dans ce foutu quartier à une heure pareille.
Aucun ? Non ! Car un irréductible SDF bourré à l’absinthe et défoncé à la coke traîne encore et toujours dans cette partie de la ville qu’il appelle son « royaume ». Et Vorak, lui, il l’a bien remarqué son petit manège. D’abord il se procure son matos à la discothèque, et ensuite il part se faire son trip en solo du côté des docks. Une fois « ché-per », il se met à brailler comme un connard des chansons à boire qui datent de Mathusalem et à exprimer, toujours de la même manière, ses griefs contre sa « chienne de vie ». Bref, le truc trop pas discret, et pourtant les flics ont toujours rien capté, peut être parce qu’eux aussi sont trop occupés à sniffer dans leur coin. Sale pourriture communiste !
Voilà donc que ce soir, le gros plein de soupe qu’est notre Haagenti préféré décide de s’amuser un peu, carrément en manque de sensations fortes. Il décide alors de suivre le SDF qui souhaite garder son anonymat et qui donc sera joué dans cette histoire par Dark Vador (c’est comme ça alors râlez pas !). Il faut préciser également que, comme à son habitude, notre Haagenti tout transpirant se fait accompagner par son majordome de Jean-Louis sans qui il ne sort nul part. Le pauvre sous gradé se trimbale encore dans un accoutrement plus qu’improbable et on se demande bien où Vorak puise son inspiration, puisque cette fois c’est chearleader qu’il est déguisé.
Le maître et le familier sont déjà bien en filature depuis une bonne quinzaine de minutes quand Dark Vador arrive enfin dans son QG. L’endroit est en fait un container rouillé laissé à l’abandon au milieu des docks. L’humain en a fait sa cachette secrète et c’est là qu’il vit quand il ne fait pas la manche. Bref, revenons-en à l’action elle-même. L’homme se pose devant sa résidence de luxe, regarde un moment autour de lui (faut dire que vu les conditions météorologiques et son état il ne voit pas très loin), puis d’un coup de pied violent, cogne finalement dans un vieux cadenas qui se décroche. La lourde porte s’ouvre presque toute seule et il finit par se glisser à l’intérieur du pseudo bâtiment telle une ombre.
Depuis le derrière de vieux bidons troués par le temps, le bibendum observe. Une lueur maléfique brille au fond de ses yeux, enfin, pas vraiment, mais c’est une image quoi. C’est juste que ça fait pas vraiment de la lumière… sinon vous pensez bien que ça serait un peu bizarre quand même. Donc bon, c’est une lueur qui n’en est pas une, c’est une fausse lueur. Bah ouais, si ça faisait de la lumière, le pauvre Jean-Louis il s’inquièterait. Et puis voilà quoi, imaginez que vos yeux se mettent à faire spotligh alors que vous vous cachez dans la nuit. Bref, tout ça pour dire que c’est une image quoi. Une image, dans le sens de « façon de parler ». Et donc, au sens figuré, Vorak a les yeux qui brillent comme les méchants de stargate SG1 à par que lui c’est en faux, et on peut comprendre que ses intentions, bah, elles sont pas très très gentilles quoi. Sacré Vorak. Lorsque la porte se referme bruyamment derrière Dark Vador, il se redresse en s’appuyant sur le dos du familier qui gémit l’espace d’un instant.
C’est l’heure pour eux d’aller rentre visite au seigneur de ces terres…
La nuit est déjà tombée depuis longtemps dans les docks de la paisible bourgade d’Immac-sur-Sable. Les carcasses de poisson de la veille embaument l’air de leur parfum nauséabond. Il fait frais et une brume opaque a envahit les quais déserts. Quelques bateaux amarrés tanguent lentement et l’on peut entendre les clapotis que font les coques qui claquent sur l’eau froide. Quelques mats décident eux aussi de mettre l’ambiance et lâchent de temps à autre de longs grincements sinistres à foutre des frissons dans le dos des plus téméraires.
Près des entrepôts, des dizaines de containers massifs se dressent en autant de barrières de métal. Certains partiront certainement de très bonne heure le matin à destination de régions plus exotiques les unes que les autres, telles que les pays d’Orient, d’Afrique ou encore... la Suisse. Leurs ombres menaçantes ajoutent au charme local et on peut vraiment qu’aucun humain censé aimerait se promener seul dans ce foutu quartier à une heure pareille.
Aucun ? Non ! Car un irréductible SDF bourré à l’absinthe et défoncé à la coke traîne encore et toujours dans cette partie de la ville qu’il appelle son « royaume ». Et Vorak, lui, il l’a bien remarqué son petit manège. D’abord il se procure son matos à la discothèque, et ensuite il part se faire son trip en solo du côté des docks. Une fois « ché-per », il se met à brailler comme un connard des chansons à boire qui datent de Mathusalem et à exprimer, toujours de la même manière, ses griefs contre sa « chienne de vie ». Bref, le truc trop pas discret, et pourtant les flics ont toujours rien capté, peut être parce qu’eux aussi sont trop occupés à sniffer dans leur coin. Sale pourriture communiste !
Voilà donc que ce soir, le gros plein de soupe qu’est notre Haagenti préféré décide de s’amuser un peu, carrément en manque de sensations fortes. Il décide alors de suivre le SDF qui souhaite garder son anonymat et qui donc sera joué dans cette histoire par Dark Vador (c’est comme ça alors râlez pas !). Il faut préciser également que, comme à son habitude, notre Haagenti tout transpirant se fait accompagner par son majordome de Jean-Louis sans qui il ne sort nul part. Le pauvre sous gradé se trimbale encore dans un accoutrement plus qu’improbable et on se demande bien où Vorak puise son inspiration, puisque cette fois c’est chearleader qu’il est déguisé.
Le maître et le familier sont déjà bien en filature depuis une bonne quinzaine de minutes quand Dark Vador arrive enfin dans son QG. L’endroit est en fait un container rouillé laissé à l’abandon au milieu des docks. L’humain en a fait sa cachette secrète et c’est là qu’il vit quand il ne fait pas la manche. Bref, revenons-en à l’action elle-même. L’homme se pose devant sa résidence de luxe, regarde un moment autour de lui (faut dire que vu les conditions météorologiques et son état il ne voit pas très loin), puis d’un coup de pied violent, cogne finalement dans un vieux cadenas qui se décroche. La lourde porte s’ouvre presque toute seule et il finit par se glisser à l’intérieur du pseudo bâtiment telle une ombre.
Depuis le derrière de vieux bidons troués par le temps, le bibendum observe. Une lueur maléfique brille au fond de ses yeux, enfin, pas vraiment, mais c’est une image quoi. C’est juste que ça fait pas vraiment de la lumière… sinon vous pensez bien que ça serait un peu bizarre quand même. Donc bon, c’est une lueur qui n’en est pas une, c’est une fausse lueur. Bah ouais, si ça faisait de la lumière, le pauvre Jean-Louis il s’inquièterait. Et puis voilà quoi, imaginez que vos yeux se mettent à faire spotligh alors que vous vous cachez dans la nuit. Bref, tout ça pour dire que c’est une image quoi. Une image, dans le sens de « façon de parler ». Et donc, au sens figuré, Vorak a les yeux qui brillent comme les méchants de stargate SG1 à par que lui c’est en faux, et on peut comprendre que ses intentions, bah, elles sont pas très très gentilles quoi. Sacré Vorak. Lorsque la porte se referme bruyamment derrière Dark Vador, il se redresse en s’appuyant sur le dos du familier qui gémit l’espace d’un instant.
C’est l’heure pour eux d’aller rentre visite au seigneur de ces terres…