01-27-2009, 10:49 AM
Azazel contemplait ses fines longues jambes féminines dépassant de sa robe courte taille basse très volatile. Rien à voir avec le joli pourpoing brodé qu'il portait à sa dernière incarnation, du moins avant qu'il ne soit consummé par les flammes de l'Inquisition quelque part dans les Flandres.
Un morceau de papier chiffonné traînait dans une petite poche de son pull. Il indiquait le chiffre 100 et un étrange symbole ésotérique : €. Azazel ne comprenait pas vraiment ce qu'il foutait là en gonzesse. Il y avait beaucoup de monde autour de lui. Et vu l'odeur délicieusement pestilentielle qui flottait autour de lui, il n'avait aucun mal à imaginer que son corps d'emprunt était issu des basses classes de cette société moderne mais non moins mystérieuse.
Azazel se concentra sur les souvenirs encore frais de son "véhicule". Il épluchait les neurones comme on épluche un dictionnaire ou un oignon. Junkie... Cette pauvre femme venait de crever d'une overdose dans un terrain vague derrière une boîte de nuit. Quelle aubaine ! Cela faisait bien quatre cent ans qu'Azazel avait rempli le formulaire de réincarnation. Quatre cent ans... C'est rien quand on sait que le responsable des Réincarnations est un Baron de Nog...
Rien que d'y penser Azazel en éprouvait encore une étrange flegme. Puis, regroupant tout son courage, se décida à entrer dans la discothèque. Le bruit assourdissant rappelait vaguement les Enfers de Furfur en plus light. Encore deux ou trois mille décibels et ces andouilles d'humains seraient bientôt capables d'imiter les Bas Fonds de la Création.
C'est alors qu'une odeur suave de transpiration, de musc, de testostérone et d'oeustrogène parvinrent aux délicates narines d'Azazel. Et tous ses sens se mirent en éveil. Un véritable cheptel... Comme un grand banquet où on se sert soi-même ses petits plats. Un Flunch du sexe et de la dépravation ! Azazel ne put s'empêcher de remercier son Prince Andréalphus pour ce cadeau qui n'en était probablement pas un (la dernière fois qu'Azazel avait eut l'immonde honneur de croiser le Prince du Sexe, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il en avait pris plein sa g****e).
Comme dévoré par un féroce appétit sexuel, Azazel se jeta dans la masse des mortels et commença à se frotter au bétail, dispensant caresses et mains aux fesses, clins d'oeil aguicheurs et lèvres pourléchées, petits mouvements aériens de jupe... Le résultat ne se fit pas attendre et il put bientôt goûter au nectar humain, sa friandise préférée (quoique certains animaux n'étaient pas dépourvus d'intérêt pour Azazel)...
Si Azazel avait été un Ange, le Paradis ressemblerait sûrement à ça...
Un morceau de papier chiffonné traînait dans une petite poche de son pull. Il indiquait le chiffre 100 et un étrange symbole ésotérique : €. Azazel ne comprenait pas vraiment ce qu'il foutait là en gonzesse. Il y avait beaucoup de monde autour de lui. Et vu l'odeur délicieusement pestilentielle qui flottait autour de lui, il n'avait aucun mal à imaginer que son corps d'emprunt était issu des basses classes de cette société moderne mais non moins mystérieuse.
Azazel se concentra sur les souvenirs encore frais de son "véhicule". Il épluchait les neurones comme on épluche un dictionnaire ou un oignon. Junkie... Cette pauvre femme venait de crever d'une overdose dans un terrain vague derrière une boîte de nuit. Quelle aubaine ! Cela faisait bien quatre cent ans qu'Azazel avait rempli le formulaire de réincarnation. Quatre cent ans... C'est rien quand on sait que le responsable des Réincarnations est un Baron de Nog...
Rien que d'y penser Azazel en éprouvait encore une étrange flegme. Puis, regroupant tout son courage, se décida à entrer dans la discothèque. Le bruit assourdissant rappelait vaguement les Enfers de Furfur en plus light. Encore deux ou trois mille décibels et ces andouilles d'humains seraient bientôt capables d'imiter les Bas Fonds de la Création.
C'est alors qu'une odeur suave de transpiration, de musc, de testostérone et d'oeustrogène parvinrent aux délicates narines d'Azazel. Et tous ses sens se mirent en éveil. Un véritable cheptel... Comme un grand banquet où on se sert soi-même ses petits plats. Un Flunch du sexe et de la dépravation ! Azazel ne put s'empêcher de remercier son Prince Andréalphus pour ce cadeau qui n'en était probablement pas un (la dernière fois qu'Azazel avait eut l'immonde honneur de croiser le Prince du Sexe, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il en avait pris plein sa g****e).
Comme dévoré par un féroce appétit sexuel, Azazel se jeta dans la masse des mortels et commença à se frotter au bétail, dispensant caresses et mains aux fesses, clins d'oeil aguicheurs et lèvres pourléchées, petits mouvements aériens de jupe... Le résultat ne se fit pas attendre et il put bientôt goûter au nectar humain, sa friandise préférée (quoique certains animaux n'étaient pas dépourvus d'intérêt pour Azazel)...
Si Azazel avait été un Ange, le Paradis ressemblerait sûrement à ça...