Bon ... on va faire de l'explication de texte car c'est tout de même intéréssant ce qu'il dit.
Quote:Et bien évidement (vous l'avez tous remarqué) cet exemple, si on le dénude de toute sa portée sentimentale (l'empathie transcendante de Philonenko) apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis, aussi ancienne que l'émergence de la pensée reflexive.
Cette première phase (à la construction un peu bancale car la principale fait : "cet exemple apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis" ... un exemple n'apporte pas de reponse ! ) tente de dire que le comportement de la couleuvre lève un débat vieux comme la biologie : inné et l'acquis. Quels comportements sont duent à notre hérédité (dicté par les lois de Darwin, la selection naturelle) et ceux duent à l'apprentissage (les experiences durant la vie d'un individu).
Quote:Ici la réflexion de Lorenz a toute sa place, et j'irai jusqu'à affirmer qu'il aurait certainement apprécié l'ironie sous-jacente du développement du complexe d'Ikspiari.
Ici Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste autrichien est cité pour ces travaux sur les comportements des animaux : réaction à un stimulus, le comportement inné, les facteurs extérieurs d'un comportement ... laissant penser que les animaux réfléchissent (ou paraissent le faire) ou proposant de remarquer que le niveau de pensé des animaux est plus complexe qu'il n'y parait ... pour le complexe d'Ikspiari ... c'est un complexe commercial de Tokyo mais rien d'autre à ma connaissance.
Quote:L'empreinte acquise a supplanté le comportement instincitf inné chez l'animal, et une certaine confusion peut apparître ici de fait de la non-précocité de l'animal.
La phrase suivante est plus intéréssante : notre ami
Amadeus Von nous propose d'expliquer le comportement de la couleuvre (ou de Malbak avec sa part de pizza) par une possible expérience/réflexion de celle-ci qui devient plus forte que la faim. La confusion, elle règne de toute façon ... laissons la tranquille.
Quote:Sans doute ses conditions de vie artificielles sont pour beaucoup dans l'explication de son comportement anormal (comparables au fameux desarraiento cultural de Boqueròn qu'il développe en 1632 dans son ánimo del mundo)
Enfin une phrase normale :!: (c'est trop peu il faut se forcer à faire simple). Et juste pour remarquer que oui les conditions "anormales" de vie entrainent des comportements "anormaux". Il aurait été plus intéréssant de parler quels aspects de la "normalité" sont prépondérents.
Quote:La raison fondamentale de l'interêt de ce débat est bien sur d'ordre purement antropomorphique.
Quel tournure pesante :!: "Nous parlons ici d'identification humaine dans l'animal" ou "Le sujet se limite à reconnaitre des sentiments humains dans cette scène" ... enfin l'antropomorphie c'est reconnaitre des expression humaines chez les animaux.
Ben ... on aimerait aller plus loin ... justement.
Quote:Toutefois étant donné qu'il a été traité au cours des quinze ou seize siècles d'histoire de la pensée réflexive à de multiples reprises (particulièrement au XIXem - début du XXème siècle et je pense notament à Arshbacke, Schopenhauer et Liege), et qu'il trouve ses racines dans une période encore plus antérieure (notament la philosophie grecque du Vem – Iveme siècle avant Jesus Christ), je ne vous ferai pas l'affront de le développer à nouveau.
Il garde le meilleurs pour la fin ! Cette phrase replace le débat (qui n'a en fait pas bien avancé) dans son contexte historique : en effet, ce genre de comportement reste encore mal expliqué mais est aujourd'hui trés à la mode des cogniciens et on peut aussi penser que de récentes avancées sur la compréhension du fonctionnement du cerveau (humain ou animal) permettra de mieux l'expliquer (à défaut de le comprendre) ... mais il faut encore attendre à mon avis.