12-23-2005, 06:07 PM
Acte II
Une gallerie de miroirs. Un couloir étroit se présente à elle, et Vaneka le parcourt de manière nonchalante, observant les différents effets que lui offrent ces panneaux de verre et d'alluminium.
Le couloir semble sans fin. Elle se voit dans un de ses anciennes incarnations, une asiatique aux cheveux longs, tandis que son corps apparait tantôt petit, grand, maigre, enveloppé, tailles de guèpe et d'asperge se mélangeant dans une cacophonie de déformations qui peu à peu altèrent la perception de la démone.
Soudain elle lui semble apercevoir quelqu'un au fond. Elle l'appelle. La silhouette disparait. Vaneka se met à courir pour essayer de la rejoindre, en vain. Le couloir ne se termine pas. Puis elle s'aperçoit que quelque chose cloche avec les nouveaux reflets. Ils bougent de leur propre volonté. Impossible.
Elle s'arrête alors, contemplant de plus près l'un des glaces. On la voit elle, légèrement plus grande et plus fine, les dimensions bien construites, peut être un peu plus avantageuses. Le reflet lui sourit. A ses pieds il y a un chat, reflet paradoxal car d'un être inexistant: Vaneka est seule de son côté du miroir. Chaque miroir a une propre version de l'animal, selon des formes et même des couleurs différentes. L'attention de Vaneka se porte vers un reflet dont le chat est d'un noir profond.
Le félin semble ronronner et se frotte langoureusement aux jambes de son compagnon. Quand Vaneka voulut toucher le miroir, le chat devint menacant. Au moment où elle effleura la surface, le félin la griffa. Un reflet qui attaque ? Encore un nouveau délire ! Vaneka comprend qu'elle doit lutter à nouveau contre ces rêves sans sens. Elle ferme ses yeux de toutes ses forces.
La chambre n'est pas éclairée. Elle est dans le lit. Elle ouvre les yeux, tendant de percer l'obscurité. En vain. Serait-ce la fatigue ? Elle cherche la lampe de chevet, et ne réussit qu'à faire chuter un objet de la table, dans un grand bruit de verre brisé. <<Ne marche pas ici, tu vas te couper, t'es déja assez emmerdée comme ça!>>. Elle arrache violemment les rideaux et les jette à même le sol.
Elle sort du lit afin d'allumer l'interrupteur de la chambre.
En chemin soudain elle réalise que les rideaux qu'elle avait arrachés se trouvaient...
du côté où elle était descendue et non accrochés à la fenêtre. Des rideaux sur un lit ? Le doute s'installe.
Elle fonce en direction du mur en face. Pas d'interrupteur. Vaneka cherche frénétiquement la poignée de la porte. Introuvable. La porte de plus n'est pas de bois mais de fer. Il lui semble entendre du bruit. Vaneka se plaque contre un mur et attend, retenant son souffle, le coeur battant à tout rompre.
La porte s'ouvre dans un sourd grincement. Quelqu'un entre, une source de lumière oscillante à la main. Une torche de bois et de papier, comme on en trouve au moyen âge. Ca continue. Et c'était loin d'être fini, la démone ne l'avait pas encore vu...
L'homme est recouvert de la tête aux pied d'une armure d'acier. Il se dirige vers le lit à Baldaquins. C'était un lit à Baldaquins ! De mieux en mieux. Serait-elle encore dans un rêve idiot, ou pire dans une autre époque ? Non, c'est totalement ridicule.
Vaneka observe la scène d'un air amusé. L'homme est visiblement étonné de trouver les rideaux par terre et personne dans le lit. Il se retourne et cherche du regard, toujours sa torche à la main. Il tente timidement une phrase à son intention: <<Euh... princesse ?>>
Elle n'en peut plus. Elle explose de rire, provoquant l'étonnement de son compagnon. Ce dernier la contemple d'un air médusé. Alors il lui répond avec un air bête: <<C'était pas prévu, qu'est-ce que tu fous ?>>
Une autre voix: <<Coupez !!! On fait une pause et on la refait !>> Les lumières brusquement jaillissent et éblouissent Vaneka tels des milliers de dards plantés dans ses yeux fragiles. Un plateau de tournage. Les caméras présents autour de la pièce sont à présent visibles. Elle était dans un décor de chambre. Vaneka est dans une scène de tournage, amas de matériel, de structures métalliques et de gens affairés tels des fourmis. Une assistante vient pouponner l'acteur à grand coups de brosse et de poudre de riz. Le metteur en scène est visiblement furieux, et s'approche alors de Vaneka, faisant moulte gestes d'exaspération.
<<Si tu ne te décides pas à faire ce qu'il faut, on ne va jamais y arriver. Tu as le choix. Soit tu fais ce qu'on te demande, soit tu t'en vas. Et arrête par pitié de faire cet air idiot comme si tu ne comprends pas ce que je te dis ! C'est pourtant simple ! Le prince vient te libérer, tu lui parles d'amour, il t'embrasse et t'enmène sur son fidèle destrier, afin de vous marier, etc...>>
Vaneka est estomaquée. <<Pardon ? Vous faites erreur. Le prince je le verrais plutôt comme un homme tellement en manque qu'il me ferait des gosses sur place. Attendez vous avez vu le lit ? On peut faire des sacrées partie de jambes en l'air avec ça !>>
La démone désigne le lit à Baldaquins avec un large sourire.
Le metteur en scène sourit en retour. <<Je vois. Une coriace hein ? J'en ai matté d'autres. C'est dommage que tu n'en fasses qu'à ta tête. Mais paradoxalement tes idées m'intéressent. Ecoute. Plie toi au jeu et après on verra si on peut te laisser du mou. Ca te va ? Et réponds vite on a du travail !>>
Vaneka ne répond pas et regarde autour d'elle. Les gens sont affairés avec les caméras, les câbles, les micros suspendus, le maquillage des acteurs, la lecture de magasine pornographiques, les conversations au téléphone portable, le déplacement de matériel.
Tiens un "intrus". Parmi toute cette bizarrerie cet individu lui semble à l'opposé tout à fait normal. Elle laisse planté sur place le boss et se dirige vers le petit coquin. L'autre ne manque pas de lui décocher des injures pour son manque évident de respect.
La personne était cachée derrière son Playboy. Vaneka s'approche de manière malicieuse, sans faire de bruit, puis une fois à côté de la personne elle appuie brusquement sur le magasine afin de contempler le visage qui se cachait derrière. Horreur.
Il s'agit ... d'elle même. Vaneka bis lui sourit et lui parle. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle lui dit. Panique. Vaneka recule de terreur, provoquant l'étonnement de son sosie.
Vaneka bis se lève, le magasine à la main, et s'approche, bras ouverts en signe de croix, voulant manifestement l'étreindre telle on étreint un ami de 30 ans. Vaneka est médusée. L'autre s'arrête, rejoint ses mains de manière pieuse et fait une moue provocatrice.
Vaneka se sent en très mauvaise posture. <<Laisse moi ! Arrête de me harceler !>> Elle cède à la panique et fonce à travers la pièce. Elle court et bute sur un fil traversant le plateau. La chute est violente et elle perd connaissance. Serait-ce la fin du rêve ?
Elle se réveille dans son vrai lit, totalement en sueur et haletante. Elle sent son pouls résonner à travers son corps de manière insistante, tandis que sa respiration irrégulière ne l'aide en rien à récupérer de son stress récent. Décidément depuis quelques temps ça ne va pas.
A une époque, dans ces situations là, Vaneka n'aurait pensé qu'à une chose. Elle se serait levée, aurait ouvert une des armoires, bourrée à craquer de cartouches de cigarettes. Près de 2000 clopes pour son usage strictement personnel. Elle aurait prit un paquet et fumé l'ensemble de son contenu en à peine une heure... Mais c'était fini tout cela.
Il faut d'urgence trouver une solution à ces rêves qui pour Vaneka relevent plus du bad trip qu'autre chose. Pourtant c'est son ancien corps qui avait une dose de cocaine proche de l'excès, pas celui là, alors comment est-ce possible ?
Si elle n'était pas encore en vrac, elle serait bien sortie et aurait rejoint sa section. Elle a besoin de se défouler... QU'importe. On aère la chambre et on se recouche. Une fois remise sur pied on trouvera bien vangeance à son pied. Mais est ce raisonnable ?
Mais pour le moment elle n'arrive pas à se rendormir. Dehors la neige tombe tandis que des gosses chantent des cantiques de Noel, musiques qui paradoxalement lui rappellent le concert.
Saloperie. Si ils ne se barrent pas je sens que je vais en projeter. Ah putain, pourquoi je ne suis pas à ce concert, je suis un boulet en fonte massive.
Puis une autre idée lui germe à travers la tête. Elle se relève et passe quelques coups de fil. Il est temps d'en finir, toute cette gigantesque blague à Immac doit prendre fin. Il y a d'autres moyen de participer au grand jeu que de se faire renvoyer à son QG respectifs tous les 3 jours. Cette proposition devrait les faire réfléchir.
Il a de soi que c'est pour gagner du temps... en plus si ça marche elle pourra mettre son second plan à exécution: ça fait une paye qu'elle veut s'organiser une expédition touristique à pied dans la vieille ville. Seul certains démons puissants osent une telle chose.
Une gallerie de miroirs. Un couloir étroit se présente à elle, et Vaneka le parcourt de manière nonchalante, observant les différents effets que lui offrent ces panneaux de verre et d'alluminium.
Le couloir semble sans fin. Elle se voit dans un de ses anciennes incarnations, une asiatique aux cheveux longs, tandis que son corps apparait tantôt petit, grand, maigre, enveloppé, tailles de guèpe et d'asperge se mélangeant dans une cacophonie de déformations qui peu à peu altèrent la perception de la démone.
Soudain elle lui semble apercevoir quelqu'un au fond. Elle l'appelle. La silhouette disparait. Vaneka se met à courir pour essayer de la rejoindre, en vain. Le couloir ne se termine pas. Puis elle s'aperçoit que quelque chose cloche avec les nouveaux reflets. Ils bougent de leur propre volonté. Impossible.
Elle s'arrête alors, contemplant de plus près l'un des glaces. On la voit elle, légèrement plus grande et plus fine, les dimensions bien construites, peut être un peu plus avantageuses. Le reflet lui sourit. A ses pieds il y a un chat, reflet paradoxal car d'un être inexistant: Vaneka est seule de son côté du miroir. Chaque miroir a une propre version de l'animal, selon des formes et même des couleurs différentes. L'attention de Vaneka se porte vers un reflet dont le chat est d'un noir profond.
Le félin semble ronronner et se frotte langoureusement aux jambes de son compagnon. Quand Vaneka voulut toucher le miroir, le chat devint menacant. Au moment où elle effleura la surface, le félin la griffa. Un reflet qui attaque ? Encore un nouveau délire ! Vaneka comprend qu'elle doit lutter à nouveau contre ces rêves sans sens. Elle ferme ses yeux de toutes ses forces.
La chambre n'est pas éclairée. Elle est dans le lit. Elle ouvre les yeux, tendant de percer l'obscurité. En vain. Serait-ce la fatigue ? Elle cherche la lampe de chevet, et ne réussit qu'à faire chuter un objet de la table, dans un grand bruit de verre brisé. <<Ne marche pas ici, tu vas te couper, t'es déja assez emmerdée comme ça!>>. Elle arrache violemment les rideaux et les jette à même le sol.
Elle sort du lit afin d'allumer l'interrupteur de la chambre.
En chemin soudain elle réalise que les rideaux qu'elle avait arrachés se trouvaient...
du côté où elle était descendue et non accrochés à la fenêtre. Des rideaux sur un lit ? Le doute s'installe.
Elle fonce en direction du mur en face. Pas d'interrupteur. Vaneka cherche frénétiquement la poignée de la porte. Introuvable. La porte de plus n'est pas de bois mais de fer. Il lui semble entendre du bruit. Vaneka se plaque contre un mur et attend, retenant son souffle, le coeur battant à tout rompre.
La porte s'ouvre dans un sourd grincement. Quelqu'un entre, une source de lumière oscillante à la main. Une torche de bois et de papier, comme on en trouve au moyen âge. Ca continue. Et c'était loin d'être fini, la démone ne l'avait pas encore vu...
L'homme est recouvert de la tête aux pied d'une armure d'acier. Il se dirige vers le lit à Baldaquins. C'était un lit à Baldaquins ! De mieux en mieux. Serait-elle encore dans un rêve idiot, ou pire dans une autre époque ? Non, c'est totalement ridicule.
Vaneka observe la scène d'un air amusé. L'homme est visiblement étonné de trouver les rideaux par terre et personne dans le lit. Il se retourne et cherche du regard, toujours sa torche à la main. Il tente timidement une phrase à son intention: <<Euh... princesse ?>>
Elle n'en peut plus. Elle explose de rire, provoquant l'étonnement de son compagnon. Ce dernier la contemple d'un air médusé. Alors il lui répond avec un air bête: <<C'était pas prévu, qu'est-ce que tu fous ?>>
Une autre voix: <<Coupez !!! On fait une pause et on la refait !>> Les lumières brusquement jaillissent et éblouissent Vaneka tels des milliers de dards plantés dans ses yeux fragiles. Un plateau de tournage. Les caméras présents autour de la pièce sont à présent visibles. Elle était dans un décor de chambre. Vaneka est dans une scène de tournage, amas de matériel, de structures métalliques et de gens affairés tels des fourmis. Une assistante vient pouponner l'acteur à grand coups de brosse et de poudre de riz. Le metteur en scène est visiblement furieux, et s'approche alors de Vaneka, faisant moulte gestes d'exaspération.
<<Si tu ne te décides pas à faire ce qu'il faut, on ne va jamais y arriver. Tu as le choix. Soit tu fais ce qu'on te demande, soit tu t'en vas. Et arrête par pitié de faire cet air idiot comme si tu ne comprends pas ce que je te dis ! C'est pourtant simple ! Le prince vient te libérer, tu lui parles d'amour, il t'embrasse et t'enmène sur son fidèle destrier, afin de vous marier, etc...>>
Vaneka est estomaquée. <<Pardon ? Vous faites erreur. Le prince je le verrais plutôt comme un homme tellement en manque qu'il me ferait des gosses sur place. Attendez vous avez vu le lit ? On peut faire des sacrées partie de jambes en l'air avec ça !>>
La démone désigne le lit à Baldaquins avec un large sourire.
Le metteur en scène sourit en retour. <<Je vois. Une coriace hein ? J'en ai matté d'autres. C'est dommage que tu n'en fasses qu'à ta tête. Mais paradoxalement tes idées m'intéressent. Ecoute. Plie toi au jeu et après on verra si on peut te laisser du mou. Ca te va ? Et réponds vite on a du travail !>>
Vaneka ne répond pas et regarde autour d'elle. Les gens sont affairés avec les caméras, les câbles, les micros suspendus, le maquillage des acteurs, la lecture de magasine pornographiques, les conversations au téléphone portable, le déplacement de matériel.
Tiens un "intrus". Parmi toute cette bizarrerie cet individu lui semble à l'opposé tout à fait normal. Elle laisse planté sur place le boss et se dirige vers le petit coquin. L'autre ne manque pas de lui décocher des injures pour son manque évident de respect.
La personne était cachée derrière son Playboy. Vaneka s'approche de manière malicieuse, sans faire de bruit, puis une fois à côté de la personne elle appuie brusquement sur le magasine afin de contempler le visage qui se cachait derrière. Horreur.
Il s'agit ... d'elle même. Vaneka bis lui sourit et lui parle. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle lui dit. Panique. Vaneka recule de terreur, provoquant l'étonnement de son sosie.
Vaneka bis se lève, le magasine à la main, et s'approche, bras ouverts en signe de croix, voulant manifestement l'étreindre telle on étreint un ami de 30 ans. Vaneka est médusée. L'autre s'arrête, rejoint ses mains de manière pieuse et fait une moue provocatrice.
Vaneka se sent en très mauvaise posture. <<Laisse moi ! Arrête de me harceler !>> Elle cède à la panique et fonce à travers la pièce. Elle court et bute sur un fil traversant le plateau. La chute est violente et elle perd connaissance. Serait-ce la fin du rêve ?
Elle se réveille dans son vrai lit, totalement en sueur et haletante. Elle sent son pouls résonner à travers son corps de manière insistante, tandis que sa respiration irrégulière ne l'aide en rien à récupérer de son stress récent. Décidément depuis quelques temps ça ne va pas.
A une époque, dans ces situations là, Vaneka n'aurait pensé qu'à une chose. Elle se serait levée, aurait ouvert une des armoires, bourrée à craquer de cartouches de cigarettes. Près de 2000 clopes pour son usage strictement personnel. Elle aurait prit un paquet et fumé l'ensemble de son contenu en à peine une heure... Mais c'était fini tout cela.
Il faut d'urgence trouver une solution à ces rêves qui pour Vaneka relevent plus du bad trip qu'autre chose. Pourtant c'est son ancien corps qui avait une dose de cocaine proche de l'excès, pas celui là, alors comment est-ce possible ?
Si elle n'était pas encore en vrac, elle serait bien sortie et aurait rejoint sa section. Elle a besoin de se défouler... QU'importe. On aère la chambre et on se recouche. Une fois remise sur pied on trouvera bien vangeance à son pied. Mais est ce raisonnable ?
Mais pour le moment elle n'arrive pas à se rendormir. Dehors la neige tombe tandis que des gosses chantent des cantiques de Noel, musiques qui paradoxalement lui rappellent le concert.
Saloperie. Si ils ne se barrent pas je sens que je vais en projeter. Ah putain, pourquoi je ne suis pas à ce concert, je suis un boulet en fonte massive.
Puis une autre idée lui germe à travers la tête. Elle se relève et passe quelques coups de fil. Il est temps d'en finir, toute cette gigantesque blague à Immac doit prendre fin. Il y a d'autres moyen de participer au grand jeu que de se faire renvoyer à son QG respectifs tous les 3 jours. Cette proposition devrait les faire réfléchir.
Il a de soi que c'est pour gagner du temps... en plus si ça marche elle pourra mettre son second plan à exécution: ça fait une paye qu'elle veut s'organiser une expédition touristique à pied dans la vieille ville. Seul certains démons puissants osent une telle chose.