12-28-2005, 05:24 PM
Suite : 7
La mort d’une innocente
Jaïna me parlait sans sembler me craindre ou me haïr. Mon nom était connus des anges, ça je le savais, mais elle n’avait sûrement pas entendu parler de mon dossier assez chargé. Ou tout simplement, les anges avaient été trop cons pour noter suffisamment d’informations sur moi, oubliant même certains de mes exploits que les démons, eux, n’avaient pas oubliés. Cela en fait m’aidera peut-être bientôt, mais nous verrons en temps et lieux.
Je parlais avec elle de tout et de rien, simplement parler et faire connaissance avec cette charmante demoiselle. Sa beauté n’égalait en rien celle des démones d’Andréalphus ou des succubes que j’ai pu rencontrer en enfer, mais comparer à une humaine elle était assez joli. Elle ne se doutait pas que je voulais utiliser tout ce qu’elle me disait contre elle. Je n’avais pu récupérer aucune information de chez les anges depuis pas mal de temps et je devais défendre ma position d’infiltrateur. Je devais y aller en douceur pour ne pas gâcher mes chances. Elle me parla aussi d’un de ses collègues, Jacen, et d’après ce qu’elle disait de lui et de la façon dont elle en parlait, je me doutais qu’elle éprouvait quelque chose, mais je ne pouvais identifier exactement qu’est-ce que c’était.
Je lui fis à croire, en jouant un peu la comédie, comment j’étais malheureux chez les démons, et je lui joua le tralala du futur renégat. Je m’ouvrais déjà une porte pour les infiltrer.
La soirée finie tout de même, sans que je n’aie pu la toucher, la baiser, la corrompre et lui faire commettre un péché de la chair. Je n’avais pas essayé, mais pour une fois je n’avais rien fait et je ne voulais rien faire. Une voix intérieure me disait de rien commettre de mal contre elle, de ne pas la blesser et je l’écouta. Est-ce la pitié? J’en sais rien, mais je sais que cette voix est devenue ma conduite aujourd’hui.
Finalement, je n’avais pas été seul et je n’avais pas pu penser à ce nouveau sentiment qu’était la pitié et déterminer comment l’enrayer.
Le lendemain soir j’étais encore au bar espérant rencontrer de nouveau l’angèle, je devais savoir ce que les anges savaient pour le katana, c’est-à-dire où elle était. Je devais la rapporter pour ne pas perdre la tête.
Je m’étais mis dans de sérieux problèmes avec un grade 2. Ma certitude d’un espion dans nos rangs était inébranlable. Rien n’aurait pu me faire changer d’avis, ou presque. Comme je l’ai dit un peu plus haut, j’avais décidé de ne partager les informations qu’avec ceux que je calculais de fiables.
PunkFloyd, un grade 2 de chez Furfur, s’informa alors dans l’Antre des progrès de nos recherches et il était assez bête avec les gens. Je me demandais ce qu’un foutu capitaine venait faire dans nos affaires, s’il avait fait parti des recherches je n’aurais rien dit, mais là il devait sûrement se taper tout ce qui était sexy dans la discothèque. C’était la première fois, la deuxième en fait, si je prend en compte Balrog, que je n’aimais pas un gradé et que je ne voulais pas obéir à ses ordres.
PunkFloyd pointa dans ma direction et demanda sèchement au «Pingouin dans un costume» de lui expliquer la situation en vieille ville. Je crus tout d’abord qu’il s’adressait à moi, car bon parfois je blaguais avec le petit Tux (le pingouin de Linux) en le déguisant en Tux Satanique avec des oreilles de lapin comme le logo de Play-Boy, et le costume je croyais qu’il parlait de mon costar. Sa façon de m’appeler ainsi me frustra intérieurement, mais je devais lui répondre pour éviter tout conflit avec l’administration. Je devais lui dire la vérité.
Je lui expliqua alors qu’un groupe de démons était parti sans avertir personne vers la vieille ville trouver la pauvre femme qui avait perdu toute sa famille. Je lui dis que nous n’avions rien dit à cause de la possibilité (possibilité certaine) de la présence d’un traître, grande gueule, etc.…
Il se frustra contre moi bien sûr… presque personne ne tenta de ce porter à ma défense, sauf Lamia, mais disons qu’elle est spéciale cette petite. Je n’avais pas compris que le Capitaine de Furfur ne s’adressait pas à moi, mais à Strygs.
Je m’étais donc mis dans la merde, et je n’arrangeais pas les choses en tentant de régler ce problème en l’appelant pour lui dire que je ne recevais pas d’ordres des personnes qui n’étaient pas de mon service. Je fis la joyeuse comparaison entre un chanteur d’opéra qui donnait des ordres à un groupe de métal et un Furfur qui donnait des ordres à des Andréalphus. Ça fut la goutte qui fit déborder le vase.
Il me dit de rapporter le katana si je ne voulais pas en payer le prix.
J’espérais donc pouvoir extirper des informations de l’angèle pour sauver ma peau. Ce ne fut pas Jaïna qui se présenta ce soir-là, mais Jacen.
Il me jasa, lui aussi avec un ton calme, et je lui joua presque le même jeu qu’à Jaïna. Je pus voir assez rapidement que cet ange, lui aussi de Walther, était un peu imbu de lui-même. Il voulait avoir un grade en voyant Jaïna tombé... Cela confirma alors mes dires sur l’angèle, elle avait le potentiel de tombée.
J’eus peu d’informations de la part de Jacen, mais juste assez pour deviner que nous avions une légère avance sur eux.
Je ne vins pas durant toute la semaine qui suit au bar. J’étais concentré sur ma mission et je n’avais pas l’énergie pour me projeter Chez-Régis. J’étais extrêmement épuisé. J’avais besoin de sommeil, mais mon devoir m’appelait.
J’arriva aux côtés de Sophie, la pauvre pleurait et déjà plein de personnes se massaient à ses côtés et la harcelait. La pitié se montra à nouveau. Je comprenais la peine de cette jeune femme. J’avais mal à sa place, je voulais avoir mal pour elle.
Je commença à lui parler doucement et en tentant de faire reculer les autres. Plusieurs anges se promenaient aura déployé aux alentours et je me demandais combien de temps ils me laisseraient en vie. Je la joua en douce tentant tout d’abord de l’aider en la dissuadant de se suicider. Je la charmais peu à peu et elle finit par me chuchoter qu’elle avait vendu la lame à un marchand. J’envoya l’information aux démons pour qu’ils commencent les recherches. J’eus alors ordre de m’arranger que Sophie ne parle plus ou du moins qu’elle ne divulgue pas aux anges l’information que nous avions.
C’est à ce moment que Sophie décida de ce sauver dans l’église pour prier et demander pardon… sous l’influence d’un ange.Uthurion, mon frère d’arme, la vit s’enfuir et elle eut la malchance d’être à côté de lui. Il respecta les ordres et charma Sophie pour qu’elle se suicide. Elle l’écouta et pesa sur la détente. Je retins mes sanglots quand je la vis tomber au sol inerte, une partie de moi venait de mourir. Je venais d’assister à la mort d’une humaine et je savais où son âme s’en allait. Elle n’aurait pas de pardon en enfer, elle sera torturée pour l’éternité.
Ce soir-là Jaïna et Jacen étaient là, je leur conta l’histoire. Je n’étais pas dans mon assiette. Je leur demanda pardon pour cet acte infâme. Je n’avais pas pu l’empêcher qu’elle ce suicide. Ils me dirent alors de venir demander pardon à l’église. J’hésita un moment, mon incarnation courait vers l’autobus de Herr Magnus qui venait me prendre, mais je fus stoppé par un choc mental très violent. Je regarda la personne venir vers moi. Elle ne m’adressa même pas la parole et me relança une attaque qui m’acheva dans une douleur terrible. Mon assassin était un ange d’Ange, Zantioz. Je ne comprenais pas comment un serviteur d’Ange pouvait tuer sans même parler. Je me retrouva alors sur le plancher froid de la discothèque ayant un mal de crâne énorme.
Mais quelque chose avait changé en moi. Je regardais les gens qui baisaient à droite et à gauche et cela me dégoûtait. J’étais dû pour une baise, et malgré le fait que je n’avais pas baisé depuis 2 semaines je ne voulais pas le faire, car mon âme saignait.
Je pleurais sans m’en rendre compte, je pleurais la mort de Sophie, la mort d’une humaine.
Je voulais en finir avec tous mes problèmes qui augmentaient. Je voulais en finir avec cette pitié, ce mal d’être comme dirait Baudelaire. Je me haïssais et je voulais en finir pour toujours.
L’armurerie était à quelques dizaines de mètres de la discothèque...
La mort d’une innocente
Jaïna me parlait sans sembler me craindre ou me haïr. Mon nom était connus des anges, ça je le savais, mais elle n’avait sûrement pas entendu parler de mon dossier assez chargé. Ou tout simplement, les anges avaient été trop cons pour noter suffisamment d’informations sur moi, oubliant même certains de mes exploits que les démons, eux, n’avaient pas oubliés. Cela en fait m’aidera peut-être bientôt, mais nous verrons en temps et lieux.
Je parlais avec elle de tout et de rien, simplement parler et faire connaissance avec cette charmante demoiselle. Sa beauté n’égalait en rien celle des démones d’Andréalphus ou des succubes que j’ai pu rencontrer en enfer, mais comparer à une humaine elle était assez joli. Elle ne se doutait pas que je voulais utiliser tout ce qu’elle me disait contre elle. Je n’avais pu récupérer aucune information de chez les anges depuis pas mal de temps et je devais défendre ma position d’infiltrateur. Je devais y aller en douceur pour ne pas gâcher mes chances. Elle me parla aussi d’un de ses collègues, Jacen, et d’après ce qu’elle disait de lui et de la façon dont elle en parlait, je me doutais qu’elle éprouvait quelque chose, mais je ne pouvais identifier exactement qu’est-ce que c’était.
Je lui fis à croire, en jouant un peu la comédie, comment j’étais malheureux chez les démons, et je lui joua le tralala du futur renégat. Je m’ouvrais déjà une porte pour les infiltrer.
La soirée finie tout de même, sans que je n’aie pu la toucher, la baiser, la corrompre et lui faire commettre un péché de la chair. Je n’avais pas essayé, mais pour une fois je n’avais rien fait et je ne voulais rien faire. Une voix intérieure me disait de rien commettre de mal contre elle, de ne pas la blesser et je l’écouta. Est-ce la pitié? J’en sais rien, mais je sais que cette voix est devenue ma conduite aujourd’hui.
Finalement, je n’avais pas été seul et je n’avais pas pu penser à ce nouveau sentiment qu’était la pitié et déterminer comment l’enrayer.
Le lendemain soir j’étais encore au bar espérant rencontrer de nouveau l’angèle, je devais savoir ce que les anges savaient pour le katana, c’est-à-dire où elle était. Je devais la rapporter pour ne pas perdre la tête.
Je m’étais mis dans de sérieux problèmes avec un grade 2. Ma certitude d’un espion dans nos rangs était inébranlable. Rien n’aurait pu me faire changer d’avis, ou presque. Comme je l’ai dit un peu plus haut, j’avais décidé de ne partager les informations qu’avec ceux que je calculais de fiables.
PunkFloyd, un grade 2 de chez Furfur, s’informa alors dans l’Antre des progrès de nos recherches et il était assez bête avec les gens. Je me demandais ce qu’un foutu capitaine venait faire dans nos affaires, s’il avait fait parti des recherches je n’aurais rien dit, mais là il devait sûrement se taper tout ce qui était sexy dans la discothèque. C’était la première fois, la deuxième en fait, si je prend en compte Balrog, que je n’aimais pas un gradé et que je ne voulais pas obéir à ses ordres.
PunkFloyd pointa dans ma direction et demanda sèchement au «Pingouin dans un costume» de lui expliquer la situation en vieille ville. Je crus tout d’abord qu’il s’adressait à moi, car bon parfois je blaguais avec le petit Tux (le pingouin de Linux) en le déguisant en Tux Satanique avec des oreilles de lapin comme le logo de Play-Boy, et le costume je croyais qu’il parlait de mon costar. Sa façon de m’appeler ainsi me frustra intérieurement, mais je devais lui répondre pour éviter tout conflit avec l’administration. Je devais lui dire la vérité.
Je lui expliqua alors qu’un groupe de démons était parti sans avertir personne vers la vieille ville trouver la pauvre femme qui avait perdu toute sa famille. Je lui dis que nous n’avions rien dit à cause de la possibilité (possibilité certaine) de la présence d’un traître, grande gueule, etc.…
Il se frustra contre moi bien sûr… presque personne ne tenta de ce porter à ma défense, sauf Lamia, mais disons qu’elle est spéciale cette petite. Je n’avais pas compris que le Capitaine de Furfur ne s’adressait pas à moi, mais à Strygs.
Je m’étais donc mis dans la merde, et je n’arrangeais pas les choses en tentant de régler ce problème en l’appelant pour lui dire que je ne recevais pas d’ordres des personnes qui n’étaient pas de mon service. Je fis la joyeuse comparaison entre un chanteur d’opéra qui donnait des ordres à un groupe de métal et un Furfur qui donnait des ordres à des Andréalphus. Ça fut la goutte qui fit déborder le vase.
Il me dit de rapporter le katana si je ne voulais pas en payer le prix.
J’espérais donc pouvoir extirper des informations de l’angèle pour sauver ma peau. Ce ne fut pas Jaïna qui se présenta ce soir-là, mais Jacen.
Il me jasa, lui aussi avec un ton calme, et je lui joua presque le même jeu qu’à Jaïna. Je pus voir assez rapidement que cet ange, lui aussi de Walther, était un peu imbu de lui-même. Il voulait avoir un grade en voyant Jaïna tombé... Cela confirma alors mes dires sur l’angèle, elle avait le potentiel de tombée.
J’eus peu d’informations de la part de Jacen, mais juste assez pour deviner que nous avions une légère avance sur eux.
Je ne vins pas durant toute la semaine qui suit au bar. J’étais concentré sur ma mission et je n’avais pas l’énergie pour me projeter Chez-Régis. J’étais extrêmement épuisé. J’avais besoin de sommeil, mais mon devoir m’appelait.
J’arriva aux côtés de Sophie, la pauvre pleurait et déjà plein de personnes se massaient à ses côtés et la harcelait. La pitié se montra à nouveau. Je comprenais la peine de cette jeune femme. J’avais mal à sa place, je voulais avoir mal pour elle.
Je commença à lui parler doucement et en tentant de faire reculer les autres. Plusieurs anges se promenaient aura déployé aux alentours et je me demandais combien de temps ils me laisseraient en vie. Je la joua en douce tentant tout d’abord de l’aider en la dissuadant de se suicider. Je la charmais peu à peu et elle finit par me chuchoter qu’elle avait vendu la lame à un marchand. J’envoya l’information aux démons pour qu’ils commencent les recherches. J’eus alors ordre de m’arranger que Sophie ne parle plus ou du moins qu’elle ne divulgue pas aux anges l’information que nous avions.
C’est à ce moment que Sophie décida de ce sauver dans l’église pour prier et demander pardon… sous l’influence d’un ange.Uthurion, mon frère d’arme, la vit s’enfuir et elle eut la malchance d’être à côté de lui. Il respecta les ordres et charma Sophie pour qu’elle se suicide. Elle l’écouta et pesa sur la détente. Je retins mes sanglots quand je la vis tomber au sol inerte, une partie de moi venait de mourir. Je venais d’assister à la mort d’une humaine et je savais où son âme s’en allait. Elle n’aurait pas de pardon en enfer, elle sera torturée pour l’éternité.
Ce soir-là Jaïna et Jacen étaient là, je leur conta l’histoire. Je n’étais pas dans mon assiette. Je leur demanda pardon pour cet acte infâme. Je n’avais pas pu l’empêcher qu’elle ce suicide. Ils me dirent alors de venir demander pardon à l’église. J’hésita un moment, mon incarnation courait vers l’autobus de Herr Magnus qui venait me prendre, mais je fus stoppé par un choc mental très violent. Je regarda la personne venir vers moi. Elle ne m’adressa même pas la parole et me relança une attaque qui m’acheva dans une douleur terrible. Mon assassin était un ange d’Ange, Zantioz. Je ne comprenais pas comment un serviteur d’Ange pouvait tuer sans même parler. Je me retrouva alors sur le plancher froid de la discothèque ayant un mal de crâne énorme.
Mais quelque chose avait changé en moi. Je regardais les gens qui baisaient à droite et à gauche et cela me dégoûtait. J’étais dû pour une baise, et malgré le fait que je n’avais pas baisé depuis 2 semaines je ne voulais pas le faire, car mon âme saignait.
Je pleurais sans m’en rendre compte, je pleurais la mort de Sophie, la mort d’une humaine.
Je voulais en finir avec tous mes problèmes qui augmentaient. Je voulais en finir avec cette pitié, ce mal d’être comme dirait Baudelaire. Je me haïssais et je voulais en finir pour toujours.
L’armurerie était à quelques dizaines de mètres de la discothèque...