01-06-2005, 11:38 PM
INTERVIEW EXCLUSIVE : NAG-JASH
Il est huit heures, les rues de la vieille ville sont désertes, et j'entre dans le bar où la plus célèbre des renégates m'a donné rendez-vous. A l'intérieur il y a beaucoup de fumée, un groupe de mâles accoudés au comptoire n'en est apparemment pas à sa première tournée, j'apperçois un pick-pocket qui fait les poches d'une bourgeoise trop occupée à se délecter de l'odeur de testostéronne qui imprègne ce lieu ... hum ... j'aime cet endroit. Je m'avance, et là ... je distingue, assise à une table un peu à l'écart dans un renfoncement discret de la salle, la délicieuse Nag-Jash et son petit air d'écolière trop timide pour être tout à fait innocente. Je m'avance ...
Uthorion 99 (pour le Canniveau) - Salut Nag ... heu tu permets que je t'appelles Nag ?
Nag-Jash - Oh, ben oui... Mon nom est assez spécial, alors Nag, ça ira très bien!
U - On raconte dans les bas-Fonds que tu aurais lâché les Foldingues ... trop Angéliques à ton goût ? (rires)
NJ - Disons que... J'en avais un peu marre d'être cheftaine. C'est rigolo quelques semaines, et à la fin, on a plus goût à rien. J'suis une fille qui a besoin d'expérimenter des tas de trucs... Alors forcément, quand ça stagne, ça va pas... C'est plus par lassitude que parce que les gens me déplaisaient.
U - Alors si je comprends bien tu es une renégate maintenant ? Ca fait quel effet ?
NJ - Pour le moment... J'peux pas trop dire. J'en suis à me dire que j'aurais dû le faire depuis quelques siècles. Du temps de l'Inquisition, les possibilités étaient nombreuses, et c'était facile... Aujourd'hui, avec les médias et les méthodes de surveillance humaines... Dur dur. Mais je m'habitue, et j'y prends goût... Je peux enfin faire ce que je veux, et coller des baffes à ceux qui me regardent de travers, sans craindre un emploi au fin fond des archives des dominiques...
U - J'imagine bien qu'être un Ange c'est vraiment pas Fun du tout ... mais quand même, qu'est-ce qui t'a convaincu de "franchir le cap" ?
NJ - Hé bien disons que ça rejoint ce que je viens de dire: j'ai disons... "éparpillé" un vendeur humain, dans les bas fonds, récemment... C'est venu aux oreilles de mes supérieurs, qui n'ont pas vraiment aimé. J'ai fait un stage chez les anges de Dominique. Enfin, par "stage", faut comprendre "peine", "punition", voire "torture"... Comme je devais encore tirer pour un petit millier d'années... Quand j'ai reçu une erreur d'administration m'invitant à rejoindre les bureaux de résurrection, j'ai pas longtemps hésité. Je suis passée sur terre au moment où ils se sont aperçus de leur erreur... (rire gras)
U - Tes ex-compagnions parlent d'une maladie. Qu'est-ce que t'as envie de leur répondre ?
NJ - Euuuuh... Rien. Honnêtement, elles croient ce qu'elles veulent... Moi, je sais simplement que je suis contente comme je suis...
U - D'après ce que tu dis tu as pas mal massacré ces derniers temps (même des Youyous selon certains). Ton approche du meurtre est-elle plutôt Baalienne ou Andréalphusienne ?
NJ - Je dirais... Andréalphusienne dans la façon de m'approcher. Un peu féline, silencieuse et tout... Mais nettement Baalienne dans l'exécution de mon oeuvre... Pour preuve, mes 4 dernières victimes (dont un ange effectivement), ont toutes étées retrouvées étalées dans les petites ruelles... Sauf une, que j'ai pas vraiment pris le temps de "travailler"... J'aime quand les murs prennent ces mouchettés de sang, quand les pavés se teintent de rouge, avec des trainées... Suspendre les oreilles aux asperités présentes, faire des guirlandes avec les boyaux... Je trouve ça poétique, toute cette intimité étalée... On pourrait presque dire que Morax m'inspire, parfois...
U - Morax? Hé bien, ce n'est pas vraiment commun effectivement... As-tu des projets pour l'avenir?
NJ - Ma foi... si tu es assez courageuse, je peux en avoir pour ce soir...
La lueur qui passe dans ses yeux me refroidit. J'imagine que ses victimes ont toutes eu ce genre de proposition avant de finir étalées sur 20 mètres carrés. Je décline donc l'invitation, grâce à un effort immense de volonté, sous le faux prétexte de devoir faire paraître cette interview rapidement. Sa petite moue déçue me fait regretter sur l'instant, mais lorsqu'une fois rentré chez moi, je reçu un coup de téléphone m'annonçant la découverte d'un nouvel "étalé", je fus heureux de ne pas avoir fini en "oeuvre d'art".
Quels gens étranges, ces artistes tout de même...
La rédaction du Canniveau remercie chaleureusement Nag-Jash de nous avoir accordé cet entretient.
Il est huit heures, les rues de la vieille ville sont désertes, et j'entre dans le bar où la plus célèbre des renégates m'a donné rendez-vous. A l'intérieur il y a beaucoup de fumée, un groupe de mâles accoudés au comptoire n'en est apparemment pas à sa première tournée, j'apperçois un pick-pocket qui fait les poches d'une bourgeoise trop occupée à se délecter de l'odeur de testostéronne qui imprègne ce lieu ... hum ... j'aime cet endroit. Je m'avance, et là ... je distingue, assise à une table un peu à l'écart dans un renfoncement discret de la salle, la délicieuse Nag-Jash et son petit air d'écolière trop timide pour être tout à fait innocente. Je m'avance ...
Uthorion 99 (pour le Canniveau) - Salut Nag ... heu tu permets que je t'appelles Nag ?
Nag-Jash - Oh, ben oui... Mon nom est assez spécial, alors Nag, ça ira très bien!
U - On raconte dans les bas-Fonds que tu aurais lâché les Foldingues ... trop Angéliques à ton goût ? (rires)
NJ - Disons que... J'en avais un peu marre d'être cheftaine. C'est rigolo quelques semaines, et à la fin, on a plus goût à rien. J'suis une fille qui a besoin d'expérimenter des tas de trucs... Alors forcément, quand ça stagne, ça va pas... C'est plus par lassitude que parce que les gens me déplaisaient.
U - Alors si je comprends bien tu es une renégate maintenant ? Ca fait quel effet ?
NJ - Pour le moment... J'peux pas trop dire. J'en suis à me dire que j'aurais dû le faire depuis quelques siècles. Du temps de l'Inquisition, les possibilités étaient nombreuses, et c'était facile... Aujourd'hui, avec les médias et les méthodes de surveillance humaines... Dur dur. Mais je m'habitue, et j'y prends goût... Je peux enfin faire ce que je veux, et coller des baffes à ceux qui me regardent de travers, sans craindre un emploi au fin fond des archives des dominiques...
U - J'imagine bien qu'être un Ange c'est vraiment pas Fun du tout ... mais quand même, qu'est-ce qui t'a convaincu de "franchir le cap" ?
NJ - Hé bien disons que ça rejoint ce que je viens de dire: j'ai disons... "éparpillé" un vendeur humain, dans les bas fonds, récemment... C'est venu aux oreilles de mes supérieurs, qui n'ont pas vraiment aimé. J'ai fait un stage chez les anges de Dominique. Enfin, par "stage", faut comprendre "peine", "punition", voire "torture"... Comme je devais encore tirer pour un petit millier d'années... Quand j'ai reçu une erreur d'administration m'invitant à rejoindre les bureaux de résurrection, j'ai pas longtemps hésité. Je suis passée sur terre au moment où ils se sont aperçus de leur erreur... (rire gras)
U - Tes ex-compagnions parlent d'une maladie. Qu'est-ce que t'as envie de leur répondre ?
NJ - Euuuuh... Rien. Honnêtement, elles croient ce qu'elles veulent... Moi, je sais simplement que je suis contente comme je suis...
U - D'après ce que tu dis tu as pas mal massacré ces derniers temps (même des Youyous selon certains). Ton approche du meurtre est-elle plutôt Baalienne ou Andréalphusienne ?
NJ - Je dirais... Andréalphusienne dans la façon de m'approcher. Un peu féline, silencieuse et tout... Mais nettement Baalienne dans l'exécution de mon oeuvre... Pour preuve, mes 4 dernières victimes (dont un ange effectivement), ont toutes étées retrouvées étalées dans les petites ruelles... Sauf une, que j'ai pas vraiment pris le temps de "travailler"... J'aime quand les murs prennent ces mouchettés de sang, quand les pavés se teintent de rouge, avec des trainées... Suspendre les oreilles aux asperités présentes, faire des guirlandes avec les boyaux... Je trouve ça poétique, toute cette intimité étalée... On pourrait presque dire que Morax m'inspire, parfois...
U - Morax? Hé bien, ce n'est pas vraiment commun effectivement... As-tu des projets pour l'avenir?
NJ - Ma foi... si tu es assez courageuse, je peux en avoir pour ce soir...
La lueur qui passe dans ses yeux me refroidit. J'imagine que ses victimes ont toutes eu ce genre de proposition avant de finir étalées sur 20 mètres carrés. Je décline donc l'invitation, grâce à un effort immense de volonté, sous le faux prétexte de devoir faire paraître cette interview rapidement. Sa petite moue déçue me fait regretter sur l'instant, mais lorsqu'une fois rentré chez moi, je reçu un coup de téléphone m'annonçant la découverte d'un nouvel "étalé", je fus heureux de ne pas avoir fini en "oeuvre d'art".
Quels gens étranges, ces artistes tout de même...
La rédaction du Canniveau remercie chaleureusement Nag-Jash de nous avoir accordé cet entretient.