Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
"Chez-Jules", salle de pause du Café des Anges (2)
Encore une fois il s'incline théâtralement devant Skin. Heureusement que les âmes sont exemptés de douleurs physiques, car au vu des efforts qu'il fait subir a son dos perpétuellement, il aurait été le meilleur client de nombres d'osthéo-angelot-pathes.

Enchanté servante Skin. Je suis Ruben Rystick le conteur voyageur, libre d'attache mais point en mon cœur. Un coup d’œil pour Richter. Vous me voyez ravi de vous rencontrer !

Il regarde son luth, un court moment, pensif, suite a sa demande.

Cela va de soi !
Je m'acquitte de mon dû, auprès de notre aimable tavernier, en lui faisant l'offrande d'une mélodie, et ainsi je l’espère de clients réguliers.


Sur ce il tape du pied et d'un petit bond agile grimpe sur la table. Il ferme les yeux un instant en prenant une longue inspiration, et semble gagner en charisme. Il serait dans un bar sur terre, que tous les regards humains se tourneraient immanquablement vers lui.

Avec douceur, du bout des doigts, il entame une douce mélopée. Un peu lente et a la sonorité triste faut-il préciser.
Ses notes sonnent justes, bien que n'étant pas non plus exceptionnelles.

Petit a petit son air s'enhardit, retrouve un semblant de rythme lorsque l'intro est passée.


Celle-ci est dédiée ...

Il regarde une fois de plus son long-luth puis redressant le visage, son regard devient sérieux comme il se concentre. Il adresse un furtif sourire a la salle et se met en devoir de fixer Richter tandis que sa voix commence a accompagner la mélodie. Une voix profonde mais douce, a la fois enjôleuse, romantique et un tantinet mélancolique.

En ma venue en cette taverne,
Je n'avais point de but en tête,
Cela pourtant fut bien ma veine,
Lorsque je rencontras cette,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Pour une oreille musicale,
Il n'y a point plus douce sonate,
La voix de cette belle dame,
Que pour entendre je me hâte,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Belle vint a moi, avec douceur,
Arborant gentillesse et touchant mon cœur,
Le Malin lui-même aurait visu son erreur,
Et s'en repentir dans le rire et le pleur,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Son nom chantait tant promesse de liesse,
Fleurait bon senteur, légère allégresse,
En mon for intérieur, fallait-il que j'm'empresse,
A ne plus que penser a de tendres caresses,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Ses longs cheveux blonds, tel le blé,
Ses yeux bleus ciel dans lequel je me noie,
De la contempler, je ne pourrais me lasser,
Et devant elle, ne puis qu'avoir la foi,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Sa peau d’albâtre invite le bécot,
Mais sa robe blanche la rend si chaste,
Aurais-je la chance d'y trouver ma place,
Et de la séduire de par mes mots,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

De si belles ailes dans le dos,
Mais c'est mon cœur qui s’envole,
Le plus heureux des damoiseaux,
Lorsqu'auprès d'elle je batifole,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

A la création mon âme est dédié,
Si bien que j'en reste bouche bée,
Et que je ne puis que défendre,
Que not' Seigneur sait ce qu'il fait,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Un ange heureux, je peux me targuer,
D'avoir le loisir de contempler,
Aussi belle magnificence,
D'un être a si belle essence,

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Mes vers ainsi, se voient finis,
Mais ce ne sera point le cas,
Tout au long de toutes mes vies,
De l'adoration que j'ai pour toi !

Belle angèle au regard si doux, a la peau fine sur vot' gracile cou
Je m’émerveille, et j'en deviens fou, mon cœur chagrine d'être loin de vous !

Belle angèle au regard si doux, cette peau fine sur vot' gracile cou
Je m'en repends, et je ferais tout, pour un court moment près de vous ...

La dernière note résonne un bon moment, et enfin Ruben laisse échapper un long soupir alors qu'il détourne les yeux et embrasse la salle du regard. Son instrument toujours sanglé, il le fait passer dans son dos et salue en s'inclinant. Une fois a droite, une fois a gauche.
D'un léger saut il retourne au sol et se passe la main dans les cheveux.
Ses yeux presque embués de larmes auparavant, alors qu'il chantait, retrouvent leur pétillant et son sourire s'épanouit a nouveau sur son visage.
L'on retrouve alors le Ruben que l'on connait, et l'aura qui l'entourait semble se dissiper. Il y perd un peu de l’intérêt que lors de sa chanson on ne pouvait que lui accorder.


Une nouvelle composition, et cela me fera donc un énième ruban a fixer sur ma pèlerine ... Lance t-il d'un ton badin en regardant Richter. Auriez-vous une ganse sur vous, a m'offrir, damoiselle ?
Reply


Messages In This Thread
Re : "Chez-Jules", salle de pause du Café des Anges (2) - by Ruben Rystick - 07-27-2012, 10:26 AM

Forum Jump:


Users browsing this thread: 8 Guest(s)