05-19-2010, 01:51 PM
<center>Chapitre I, Verset 1
Les pissenlits</center>
Paris, appartement de Prune, 8 Mai 2010.
Gros soupir...
La fumée bleutée de la cigarette recouvra l'écran de l'ordinateur, l'espace d'un instant. Inata cliqua sur la petite croix rouge, et ferma le journal intime de Prune.
Dépitée... Ça allait bientôt faire dix jours qu'elle s'était incarnée, et il ne s'était toujours rien passé. Elle s'endormit, la gitane encore allumée à la bouche...
Paris, appartement de Prune, un peu plus tard.
BZZZ ! BZZZ !
Musique.
BZZZ ! BZZZ !
Inata se réveilla en sursaut, et tomba à la renverse de sa chaise.
Les yeux dans le brouillard, elle finit par trouver l'Iphone de Prune en train de sonner. Le numéro était assez explicite : 01 66 69 66 69.
- "Qui est à l'appareil ?"
La femme qui venait de parler d'un ton autoritaire possédait une voix douce et sensuelle, même à travers un téléphone.
- "Ça serait plutôt à moi de vous poser la question..."
- "..."
- "Prune Gauthier."
- "Vous êtes le matricule B-9141201 ?"
- "Exact Madame. Inata, Dame de l'Ordre Noir."
- "Rose, Capitaine de la Jouissance Démoniaque. Soyez dans une demie-heure au 3, cité de Phalsbourg, deuxième étage. Dans le 11ème arrondissement de Paris. Vous aurez votre première mission...
Avez-vous des questions ?"
- "Non, Capitaine."
- "À bientôt."
Tuut. Tuut.
Plutôt brutal comme premier contact. Ce n'était pas pour déplaire à la Baalite.
3h du mat'...
Inata se prépara en vitesse et fila au rendez-vous. A l'adresse indiquée se trouvait un restaurant au nom évocateur : "Les Pissenlits Par La Racine".
Un homme se tenait non loin de l'entrée, seule présence vivante à cette heure avancée de la nuit. Inata et lui se toisèrent un instant.
Il finit par s'approcher.
- "Hello, Yon'lady. T'aurais du feu ?"
Une voix assez grave, et un accent vaguement américain. Sans un mot, Inata sortit un briquet qu'elle tendit à l'inconnu.
- "Thanks."
Les pissenlits</center>
Paris, appartement de Prune, 8 Mai 2010.
Quote:2 avril 2010
Quel temps pourri !
Aujourd'hui, il faisait gris, avec du vent. Heureusement qu'il ne pleuvait pas, ça aurait été le bouquet. En allant au travail, je me suis pris à m'imaginer les cheveux dans le vent, au sommet d'une colline verdoyante, le manteau fermé à l'encolure mais flottant dans les alizés... Un peu comme les belles actrices qu'on voit dans les films.
Ah, ça m'aurait tant plu d'être à des lieues d'ici. Cette vie et cette ville me dépriment...
J'ai trouvé une photo superbe, en surfant sur le web. Je n'arrivais pas à en croire mes yeux !
Cette fille me ressemble comme deux gouttes d'eau ! Est-ce qu'il est vrai qu'on a tous un sosie quelque part sur Terre ?
<center></center>
Gros soupir...
La fumée bleutée de la cigarette recouvra l'écran de l'ordinateur, l'espace d'un instant. Inata cliqua sur la petite croix rouge, et ferma le journal intime de Prune.
Dépitée... Ça allait bientôt faire dix jours qu'elle s'était incarnée, et il ne s'était toujours rien passé. Elle s'endormit, la gitane encore allumée à la bouche...
Paris, appartement de Prune, un peu plus tard.
BZZZ ! BZZZ !
Musique.
BZZZ ! BZZZ !
Inata se réveilla en sursaut, et tomba à la renverse de sa chaise.
Les yeux dans le brouillard, elle finit par trouver l'Iphone de Prune en train de sonner. Le numéro était assez explicite : 01 66 69 66 69.
- "Qui est à l'appareil ?"
La femme qui venait de parler d'un ton autoritaire possédait une voix douce et sensuelle, même à travers un téléphone.
- "Ça serait plutôt à moi de vous poser la question..."
- "..."
- "Prune Gauthier."
- "Vous êtes le matricule B-9141201 ?"
- "Exact Madame. Inata, Dame de l'Ordre Noir."
- "Rose, Capitaine de la Jouissance Démoniaque. Soyez dans une demie-heure au 3, cité de Phalsbourg, deuxième étage. Dans le 11ème arrondissement de Paris. Vous aurez votre première mission...
Avez-vous des questions ?"
- "Non, Capitaine."
- "À bientôt."
Tuut. Tuut.
Plutôt brutal comme premier contact. Ce n'était pas pour déplaire à la Baalite.
3h du mat'...
Inata se prépara en vitesse et fila au rendez-vous. A l'adresse indiquée se trouvait un restaurant au nom évocateur : "Les Pissenlits Par La Racine".
Un homme se tenait non loin de l'entrée, seule présence vivante à cette heure avancée de la nuit. Inata et lui se toisèrent un instant.
Il finit par s'approcher.
- "Hello, Yon'lady. T'aurais du feu ?"
Une voix assez grave, et un accent vaguement américain. Sans un mot, Inata sortit un briquet qu'elle tendit à l'inconnu.
- "Thanks."
![[Image: 20558.jpg]](http://img517.imageshack.us/img517/6842/20558.jpg)
Administrateur Forum et BDD (et un peu angélique aussi).