09-29-2007, 06:25 AM
Je me penche au-dessus du berceau de la petite... C'est impressionnant comme trois semaines passent vite, quand on vit comme un humain, sans le support de ses pouvoirs ou de ses serviteurs.
Et pour la première fois, elle ne m'accueille pas avec des cris à me vriller les tympans, comme si elle sentait qu'aujourd'hui, à cette heure, elle pouvait faire un effort.
Car son souffre-douleur du moment allait bientôt disparaître de sa vie.
-C'est un adieu, ma petite, porte toi bien.
Je me penche sur le berceau pour l'embrasser sur le front. Ce geste... combien de fois l'ai-je accompli lorsque je veillais sur leurs nuits?
-Mais aïe!
Ok... elle ne m'a pas explosé les tympans, mais elle m'a tordu le nez... c'est impressionnant comme une gamine peut avoir de la force dans ses mains. Je souris malgré tout, légèrement nostalgique, avant de la faire lacher pour me diriger vers la sortie, où ma collègue du moment m'attend.
-Merci pour ce temps que vous nous avez accordé...
-De rien, j'aurais aimé rester un peu plus, mais mes autres obligations me rattrapent.
Je sors un CD de ma poche et le lui tend
-Je l'ai copié, je me suis dit que vous pourriez en avoir besoin
Sourire de la femme alors qu'elle prend mon cadeau d'adieu
-Merci. Vous direz à votre amie qu'elle à vraiment la voix d'un ange, elle devrait chanter en public.
Si tu savais a quel point tu as touché prêt du but...
-Je transmettrais.
La sortie me tends les bras, en même temps que le retour de mes pouvoirs.
Juste le temps de passer à Notre Dame pour officialiser la fin de cette partie de mon travail, et je pourrais prendre mon week-end.
Trois ans... trois ans jour pour jour demain soir.
Et pour la première fois, je pourrais prier sur ta tombe en ce jour de deuil.
Mes pas me portent au rythme de mes pensées, alors que des souvenirs nostalgiques viennent caresser la frange de mon esprit, porteurs de douleurs que je ne pouvais pas imaginer en ce temps-là.
Paris...
Une jeune femme en robe de bonne soeur quitte un batiment devant moi, image vivante de la joie et du bonheur de vivre.
Le vent joueur vient soulever sa jupe, qu'elle rabaisse dans un mouvement réflexe, son rire cristallin se faisant entendre alors qu'une des nones qui l'accompagne lui fais une remarque légèrement moqueuse.
Ce geste et ce rire... si semblables à mes souvenirs que je la regarde, incrédule, n'en croyant pas mes yeux alors que le hasard me fait croiser le chemin de l'une de celles que je cherchais le plus à revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois.
Son regard capte le mien. Curiosité mêlée de défis, légère incrédulité avant la reconnaissance de l'ange qui se cache dans cet incarna. Sourire sincère et légère salutation de la tête, ses lèvres articulant un simple mot alors qu'elle court après ses amies que cet instant a éloigné.
Pas besoin de plus...
Tant de choses à travers un simple regard.
Tant de choses à travers un simple mot...
Merci
Et pour la première fois depuis longtemps, un court instant, alors que celle que j'ai sauvé s'éloigne, je me sens parfaitement en paix avec moi-même.
Et pour la première fois, elle ne m'accueille pas avec des cris à me vriller les tympans, comme si elle sentait qu'aujourd'hui, à cette heure, elle pouvait faire un effort.
Car son souffre-douleur du moment allait bientôt disparaître de sa vie.
-C'est un adieu, ma petite, porte toi bien.
Je me penche sur le berceau pour l'embrasser sur le front. Ce geste... combien de fois l'ai-je accompli lorsque je veillais sur leurs nuits?
-Mais aïe!
Ok... elle ne m'a pas explosé les tympans, mais elle m'a tordu le nez... c'est impressionnant comme une gamine peut avoir de la force dans ses mains. Je souris malgré tout, légèrement nostalgique, avant de la faire lacher pour me diriger vers la sortie, où ma collègue du moment m'attend.
-Merci pour ce temps que vous nous avez accordé...
-De rien, j'aurais aimé rester un peu plus, mais mes autres obligations me rattrapent.
Je sors un CD de ma poche et le lui tend
-Je l'ai copié, je me suis dit que vous pourriez en avoir besoin
Sourire de la femme alors qu'elle prend mon cadeau d'adieu
-Merci. Vous direz à votre amie qu'elle à vraiment la voix d'un ange, elle devrait chanter en public.
Si tu savais a quel point tu as touché prêt du but...
-Je transmettrais.
La sortie me tends les bras, en même temps que le retour de mes pouvoirs.
Juste le temps de passer à Notre Dame pour officialiser la fin de cette partie de mon travail, et je pourrais prendre mon week-end.
Trois ans... trois ans jour pour jour demain soir.
Et pour la première fois, je pourrais prier sur ta tombe en ce jour de deuil.
Mes pas me portent au rythme de mes pensées, alors que des souvenirs nostalgiques viennent caresser la frange de mon esprit, porteurs de douleurs que je ne pouvais pas imaginer en ce temps-là.
Paris...
Une jeune femme en robe de bonne soeur quitte un batiment devant moi, image vivante de la joie et du bonheur de vivre.
Le vent joueur vient soulever sa jupe, qu'elle rabaisse dans un mouvement réflexe, son rire cristallin se faisant entendre alors qu'une des nones qui l'accompagne lui fais une remarque légèrement moqueuse.
Ce geste et ce rire... si semblables à mes souvenirs que je la regarde, incrédule, n'en croyant pas mes yeux alors que le hasard me fait croiser le chemin de l'une de celles que je cherchais le plus à revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois.
Son regard capte le mien. Curiosité mêlée de défis, légère incrédulité avant la reconnaissance de l'ange qui se cache dans cet incarna. Sourire sincère et légère salutation de la tête, ses lèvres articulant un simple mot alors qu'elle court après ses amies que cet instant a éloigné.
Pas besoin de plus...
Tant de choses à travers un simple regard.
Tant de choses à travers un simple mot...
Merci
Et pour la première fois depuis longtemps, un court instant, alors que celle que j'ai sauvé s'éloigne, je me sens parfaitement en paix avec moi-même.