09-24-2007, 10:31 AM
Quote:Béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats (sable, gravillons) agglomérés par un liant.
Le liant peut être « hydraulique » (car il fait prise par hydratation ; ce liant est couramment appelé ciment) ; on obtient dans ce cas un béton de ciment. On peut aussi utiliser un liant hydrocarboné (bitume), ce qui conduit à la fabrication du béton bitumineux. Le coulis est un mélange très fluide de ciment et d'eau. Enfin, lorsque les agrégats utilisés avec le liant hydraulique se réduisent à des sables, on parle alors de mortier (sauf si l'on optimise la courbe granulaire du sable et dans ce cas on parle de béton de sable).
En savoir plus : la merveilleuse histoire du béton
Dans les prisons francaises, on parle plus souvent de "putain de béton pourri". Les restrictions budgétaires n'avaient pas entaché le train de vie de l'Etat, en revanche les détenus d'ici et d'ailleurs pouvaient toujours se brosser pour avoir le droit de vivre dans un milieu carcéral "a visage humain".
Mais, pour parler franchement, l'Homme en Noir n'en avait rien a cirer des conditions de détention en France au XXIeme siecle. Et si la qualité des materiaux valait celle de préfabriqués afghans, alors soit.
Le grattement s'intensifiait depuis plusieurs minutes. Seul l'Homme en Noir l'entendait, étant donné que le reste de la cellue ronflait gaiement. Sa seule crainte était qu'un flic arive pour une raison ou une autre, mais pour le moment ils étaient tous concentrés sur une déposition, dont les échos parvenaient jusque dans la cellule. Des murs en carton, platre et papier buvard, on vous dit.
Le sol de la prison se fendit soudainement, comme poussé par dessous.
Puis, la dalle de béton explosa, découvrant un poing couvert de terre et de poussiere. Au bout du poing, la tete hirsute de Tohopka, le fier guerrier cheyenne dont les faits d'armes avaient en leur temps fait le tour de l'Ouest Sauvage et Mysterieux. Qui d'autre pouvait se vanter d'avoir a lui seul scalpé une garnison entiere de l'U.S Army ? Avec une petite cuillere qui plus est ?
En moins de temps qu'il n'en fallu pour le dire, l'Homme en Noir s'engouffra dans le trou béant creusé par ses compagnons a plumes. Wiskadjak était la également, ses yeux rongés par la cataracte comme un reflet voilé dans l'obscurité du tunnel de fortune.
"Nice to see you guys..."
"Mon frere au regard étrange et a la main rapide ferait mieux de se hater, car sous peu les visages pales seront sur nous"
Le trio s'élanca, rampant et trébuchant dans le tunnel, non sans qu'un des facetieux indien protege leur fuite en créant un véritable mur de flammes dans le tunnel, pour finalement déboucher a l'exterieur de la gendarmerie, exactement a l'instant ou un bus déboulait de la rue adjacente.
Wiskadjak jeta sa pelle et prit la parole, sa voix calme et posée, comme a l'accoutumée.
"Les Serviteurs de l'Homme-Jésus sont fous sous leur scalp ; je vais adresser une priere au Grand Esprit afin qu'il abatte sa colere sur ces chiens de prairie consanguins"
Visiblement, Tohopka avait décidé de lui filer un coup de main, au Grand Esprit, car la route s'embrasa soudainement, plongeant le bus dans un orage de feu.
A ce stade du récit, Randall flagg ne sait plus tres bien ce qu'il s'est passé. Il dit se souvenir de coups de feu, de l'arrivée du GIGN, et de cris de douleur. La balle qui le faucha alors qu'il invoquait son revolver lui arracha la moitié de la tete et cette derniere pensée avant le 'plop' final :
"Plutot mourir debout que vivre a genoux"