08-28-2007, 04:52 PM
Le Journal de Srajitas, chapitre 23, versets 11 043 à 11 101
La surprise s'alliait à mon corps affaiblit pour me paralyser un long instant. Mon vieux palpitant usé manqua un battement et puis ce fut comme une explosion de couleurs devant mes yeux. Ou plutôt devant mon oeil unique.
Mon vieux pote Malback se tenait devant moi, l'air hagard et fourbu. Notre étreinte fut longue, puissante, chargée d'émotions. Bordel, j'aurais jamais pensé avoir l'occasion de revoir sa sale tronche avant de lâcher la rampe. nous avions tellement à nous raconter !
Il me narra sa pathétique histoire, n'omettant aucun détail. Cloué sur ma couche dure et couverte de déchets par mes rhumatismes et mes vieux os abîmés, je pleurais longuement avec lui et blâma son sort misérable. A mon tour et à sa demande, je me mis en devoir de lui raconter ma propre expérience.
Je lui parlai de l'Âge d'Or, où mon statut d'admin d'ins-mv.net me conférait un pouvoir immense et un succès immédiat auprès des femmes. Je lui parlai de mon mariage intense mais court avec Caleb, qui prit brutalement fin quand je la surprit entre les bras de Nergal dans un hôtel miteux du Centre Commercial Ouest (x42 y12). Je lui parlai du duel qui m'opposa à celui que j'avais considéré comme un ami et qui m'avait dérobé le joyau de mon existence. Je lui parlai de cette douleur foudroyante lorsque la balle de pistolet traversa mon coeur. Je lui parlai des ténebres dans lesquelles j'ai plongé pendant trois années, ruminant ma vengeance mais trop faible pour atteindre mon ennemi juré, de tout ce que j'avais vu du régime de terreur qu'avait progressivement imposé le répugnant dictateur, de ma haine qui n'avait cessé de grandir et de mon entrée dans la Resistance alors que Nergal mettait à bas les derniers bastions de la démocratie et devenait par la même l'Empereur du Monde et le Premier Secrétaire Innamovible du Parti Communiste Universel.
Je lui dis comment je fus capturé ce jour de mai alors que je plaçais une charge de forte puissante dans un tonneau de vin bon marché, juste sur le trajet que devait emprunter le tyran Nergal du défilé destiné à passer en revue les régiments de prostituées de sa garde rapprochée.
Je lui contais enfin l'enfer des camps de travailleur du nouveau régime communo-nergaliste où la douleur et le désespoir forment une ration plus consistante que la nourriture distribuée aux détenus.
Je lu dans ces yeux toute la pitié que lui inspiré ma vieille carcasse épuisée et toute la compassion pour les terribles épreuves que j'ai enduré. Et l'illumination vint à moi. Je savais ce que je devais faire.
Des profondeurs de ma couche, j'extrayais une bouteille presque vide. Les tâches qui maculaient le verre montraient par quelles extrémités j'avais du passer afin de la dissimuler à mes bourreaux.
Dans le fond de cette bouteille, quelques centilitres d'un liquide brun clair clapotaient : les dernieres gouttes de Tequila sur terre...
(à suivre ... ?)
La surprise s'alliait à mon corps affaiblit pour me paralyser un long instant. Mon vieux palpitant usé manqua un battement et puis ce fut comme une explosion de couleurs devant mes yeux. Ou plutôt devant mon oeil unique.
Mon vieux pote Malback se tenait devant moi, l'air hagard et fourbu. Notre étreinte fut longue, puissante, chargée d'émotions. Bordel, j'aurais jamais pensé avoir l'occasion de revoir sa sale tronche avant de lâcher la rampe. nous avions tellement à nous raconter !
Il me narra sa pathétique histoire, n'omettant aucun détail. Cloué sur ma couche dure et couverte de déchets par mes rhumatismes et mes vieux os abîmés, je pleurais longuement avec lui et blâma son sort misérable. A mon tour et à sa demande, je me mis en devoir de lui raconter ma propre expérience.
Je lui parlai de l'Âge d'Or, où mon statut d'admin d'ins-mv.net me conférait un pouvoir immense et un succès immédiat auprès des femmes. Je lui parlai de mon mariage intense mais court avec Caleb, qui prit brutalement fin quand je la surprit entre les bras de Nergal dans un hôtel miteux du Centre Commercial Ouest (x42 y12). Je lui parlai du duel qui m'opposa à celui que j'avais considéré comme un ami et qui m'avait dérobé le joyau de mon existence. Je lui parlai de cette douleur foudroyante lorsque la balle de pistolet traversa mon coeur. Je lui parlai des ténebres dans lesquelles j'ai plongé pendant trois années, ruminant ma vengeance mais trop faible pour atteindre mon ennemi juré, de tout ce que j'avais vu du régime de terreur qu'avait progressivement imposé le répugnant dictateur, de ma haine qui n'avait cessé de grandir et de mon entrée dans la Resistance alors que Nergal mettait à bas les derniers bastions de la démocratie et devenait par la même l'Empereur du Monde et le Premier Secrétaire Innamovible du Parti Communiste Universel.
Je lui dis comment je fus capturé ce jour de mai alors que je plaçais une charge de forte puissante dans un tonneau de vin bon marché, juste sur le trajet que devait emprunter le tyran Nergal du défilé destiné à passer en revue les régiments de prostituées de sa garde rapprochée.
Je lui contais enfin l'enfer des camps de travailleur du nouveau régime communo-nergaliste où la douleur et le désespoir forment une ration plus consistante que la nourriture distribuée aux détenus.
Je lu dans ces yeux toute la pitié que lui inspiré ma vieille carcasse épuisée et toute la compassion pour les terribles épreuves que j'ai enduré. Et l'illumination vint à moi. Je savais ce que je devais faire.
Des profondeurs de ma couche, j'extrayais une bouteille presque vide. Les tâches qui maculaient le verre montraient par quelles extrémités j'avais du passer afin de la dissimuler à mes bourreaux.
Dans le fond de cette bouteille, quelques centilitres d'un liquide brun clair clapotaient : les dernieres gouttes de Tequila sur terre...
(à suivre ... ?)