03-26-2006, 01:23 PM
"- Alors, y dort le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ; j'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux !" - Volfoni - Les Tontons Flingeurs
"- Qui êtes-vous ?
- Une mouche dans le lait, un petit rouage qui grippe: un emmerdeur !" - John McLane - Piège de cristal
Cinq jours de poursuite dans le désert. Les trois premiers avaient été assez facile, il n'y avait qu'à suivre la piste de sang que le démon avait bien voulu lâcher de son moignon de bras. Mais le quatrième la piste avait soudainement disparu, soit le démon avait succombé soit il disposait de capacités de regénération exceptionelles. Dans tous les cas, la piste menait droit vers Bou Craa, une petite ville du Sahara occidental. Blydz ajusta sa djellaba et se remit à gravir les dunes.
Le démon termina sa chute par un dernier roulé boulé au pied de la dune. Tout en se relevant il jeta un oeil à son bras gauche. De petits bouts de chairs semblable à des doigts avait commencé à apparaître et le démangeaient. Il se maudit lui même d'avoir été aussi imbécile. Quelle idée lui avait pris de vouloir parer trois kilos d'acier tranchant avec son bras. Il fréquentait sûrement trop les humains et avait donc eu ce geste stupide de défense, en vain. Cette affaire prenait décidement une drôle de tournure, il lui fallait prévenir l'administration au plus vite. Les emplumés prenaient les devant et y allaient vraiment fort.
A l'horizon commencait à apparaitre les premiers bâtiments de Bou Craa. Un sourir illumina le visage poussiéreu du démon qui se remit en route avec deux fois plus d'énergie.
"Ainsi vous dites, M. Johnson, que si je permet à votre employeur," Thomas Nnah prononcait les mots avec dégoût, "de lancer son opération dans la région dont nous avons discutée, HIRUP en retour établira six hôpitaux et un nombre égale d'écoles et fournira médicaments et vaccins pour plus de deux millions d'enfants vivant dans la pauvreté." Nnah faisait lentement tourner les pages de la proposition de HIRUP, secouant la tête avec mécontentement. "Et tout ceci juste pour un bail de deux ans, c'est bien cela ? Tout ceci est des plus généreux." Il ferma violement le cahier et le laissa tomber sur le bois poli de son bureau. "Où se trouve l'arnaque ?"
"Pourquoi, Monsieur Nnah, il n'y a aucune arnaque." Delbert Johnson était affable et plein de charme. "Je conçois qu'il est difficile de croire à tout ceci, mais au sein de la corporation HIRUP nous avons réellement de temps en temps quelque chose que nous pourrions désigner comme une conscience, et certains de nos cadres supérieurs se sont pris à penser à toute la pauvreté, la maladie et la souffrance qui affecte votre pays, et ce, en faisant fi de la distance de ce dernier. Ainsi plutôt que de faire de cet arrangement une simple question d'argent, nous avons pensé que nous pourrions tout aussi bien y ajouter une touche d'humanitaire. Essayer de faire une sorte de bonne action." Il présenta ses mains charnues dans un geste prévu pour montrer de la bonne volonté, mais qui lui a seulement donné l'air de juger son interlocuteur comme une simple formalité à écarter.
Nnah émit un rire amère. "Vous voulez plutôt dire que cela fait surtout une petite occasion facile de publicité pour vos employeurs. Aucun doute qu'ils en aient besoin suite à vos déboires sur la côte marocaine - le troisième en six mois, n'est ce pas ?"
Johnson a soigneusement maintenu une tonalité neutre. "Peut-être."
Il garda une façade amicale, mais qui s'effacait progressivement. "Et peut-être vous devriez considérer ceci : Si vous refusez cette offre, nous nous assurerons que chaque homme, femme et enfant dans cette déchetterie qui se veut un pays, sache que vous et vous seuls étiez responsables du refus d'une affaire qui aurait apporté des hôpitaux, des écoles, l'aide médicale et le travail à ce gros morceau de désert dont vous êtes si fier. Combien de temps pensez-vous qu'ils vous permettront de rester de la sorte dans ce bureau, M. Nnah ? Combien de temps jusqu'à ce que quelqu'un veuille a nouveau avoir affaire avec nous ? Le chemin est long jusqu'à la frontière Lybienne, vous savez."
Soudainement, le masque de l'amitié a réapparu. "mais honnêtement, aucun de nous veut que cela se produise. Et sûrement pas moi. Afin de vous montrer jusqu'à quel point je peux être bon joueur, je vais même débloquer un nouveau fond d'un million d'euros supplémentaire pour réparer les infrastructures locale."
"- Qui êtes-vous ?
- Une mouche dans le lait, un petit rouage qui grippe: un emmerdeur !" - John McLane - Piège de cristal
Cinq jours de poursuite dans le désert. Les trois premiers avaient été assez facile, il n'y avait qu'à suivre la piste de sang que le démon avait bien voulu lâcher de son moignon de bras. Mais le quatrième la piste avait soudainement disparu, soit le démon avait succombé soit il disposait de capacités de regénération exceptionelles. Dans tous les cas, la piste menait droit vers Bou Craa, une petite ville du Sahara occidental. Blydz ajusta sa djellaba et se remit à gravir les dunes.
Le démon termina sa chute par un dernier roulé boulé au pied de la dune. Tout en se relevant il jeta un oeil à son bras gauche. De petits bouts de chairs semblable à des doigts avait commencé à apparaître et le démangeaient. Il se maudit lui même d'avoir été aussi imbécile. Quelle idée lui avait pris de vouloir parer trois kilos d'acier tranchant avec son bras. Il fréquentait sûrement trop les humains et avait donc eu ce geste stupide de défense, en vain. Cette affaire prenait décidement une drôle de tournure, il lui fallait prévenir l'administration au plus vite. Les emplumés prenaient les devant et y allaient vraiment fort.
A l'horizon commencait à apparaitre les premiers bâtiments de Bou Craa. Un sourir illumina le visage poussiéreu du démon qui se remit en route avec deux fois plus d'énergie.
"Ainsi vous dites, M. Johnson, que si je permet à votre employeur," Thomas Nnah prononcait les mots avec dégoût, "de lancer son opération dans la région dont nous avons discutée, HIRUP en retour établira six hôpitaux et un nombre égale d'écoles et fournira médicaments et vaccins pour plus de deux millions d'enfants vivant dans la pauvreté." Nnah faisait lentement tourner les pages de la proposition de HIRUP, secouant la tête avec mécontentement. "Et tout ceci juste pour un bail de deux ans, c'est bien cela ? Tout ceci est des plus généreux." Il ferma violement le cahier et le laissa tomber sur le bois poli de son bureau. "Où se trouve l'arnaque ?"
"Pourquoi, Monsieur Nnah, il n'y a aucune arnaque." Delbert Johnson était affable et plein de charme. "Je conçois qu'il est difficile de croire à tout ceci, mais au sein de la corporation HIRUP nous avons réellement de temps en temps quelque chose que nous pourrions désigner comme une conscience, et certains de nos cadres supérieurs se sont pris à penser à toute la pauvreté, la maladie et la souffrance qui affecte votre pays, et ce, en faisant fi de la distance de ce dernier. Ainsi plutôt que de faire de cet arrangement une simple question d'argent, nous avons pensé que nous pourrions tout aussi bien y ajouter une touche d'humanitaire. Essayer de faire une sorte de bonne action." Il présenta ses mains charnues dans un geste prévu pour montrer de la bonne volonté, mais qui lui a seulement donné l'air de juger son interlocuteur comme une simple formalité à écarter.
Nnah émit un rire amère. "Vous voulez plutôt dire que cela fait surtout une petite occasion facile de publicité pour vos employeurs. Aucun doute qu'ils en aient besoin suite à vos déboires sur la côte marocaine - le troisième en six mois, n'est ce pas ?"
Johnson a soigneusement maintenu une tonalité neutre. "Peut-être."
Il garda une façade amicale, mais qui s'effacait progressivement. "Et peut-être vous devriez considérer ceci : Si vous refusez cette offre, nous nous assurerons que chaque homme, femme et enfant dans cette déchetterie qui se veut un pays, sache que vous et vous seuls étiez responsables du refus d'une affaire qui aurait apporté des hôpitaux, des écoles, l'aide médicale et le travail à ce gros morceau de désert dont vous êtes si fier. Combien de temps pensez-vous qu'ils vous permettront de rester de la sorte dans ce bureau, M. Nnah ? Combien de temps jusqu'à ce que quelqu'un veuille a nouveau avoir affaire avec nous ? Le chemin est long jusqu'à la frontière Lybienne, vous savez."
Soudainement, le masque de l'amitié a réapparu. "mais honnêtement, aucun de nous veut que cela se produise. Et sûrement pas moi. Afin de vous montrer jusqu'à quel point je peux être bon joueur, je vais même débloquer un nouveau fond d'un million d'euros supplémentaire pour réparer les infrastructures locale."