03-14-2006, 07:04 PM
Un nouvel entrepôt. Encore une chose dont mes frères semblaient raffoler une fois incarnés apparemment.
En quatre jours, j’avais pris contact avec mon nouveau supérieur.
J’avais vraiment du bol, cette affectation c’était la retraite avant l’heure : être le garde du corps d’un jeune gradé de Mammon plutôt prometteur, à ce qu’on disait
Tu m’étonnes, il était chargé d’approvisionner nos forces en armes. Evidemment que ça marchait pour lui. Et si ça marchait pour lui, ça marcherait pour moi.
En plus, il travaillait bien le gars : déjà 6 livraisons effectuées et grâce à elles, tout plein de petites Kalachnikovs pour mes frères. Et pour plus de tranquillité, il arrosait même les autorités.
Les fournisseurs, des gars de l’est, avaient confiance en lui. Les 2 autres hommes de main, des humains, avaient l’air compétents.
Ça roulait pour moi donc.
Voilà le camion. Bien braves ces deux gars. Ils causaient pas beaucoup, mais quand ils le faisaient, c’était sans fioriture.
En effet, un camion entrait dans l’entrepôt et immédiatement, le deuxième gars, qui était resté à l’entrée, referma la porte. Tiens, l’était pas automatique celle la. Faudra penser à investir.
Une fois le camion arrêté, trois gars en descendirent. Je les évaluais rapidement. Impossible de m’en empêcher. Même si la transaction devait se dérouler sans accroc, je préférais toujours envisager le pire et du coup, je les jaugeais dans l’éventualité d’un affrontement. Ca faisait partie de mon boulot. Feront pas le poids. Valait mieux pour eux que tout que tout se passe bien.
Puis mon boss commença à parler avec eux. Je restais à côté de lui, au cas où, mais sans écouter. Leur conversation ne m’intéressait pas énormément. Mon boss, lui, tenait toujours sa grosse valise à la main. Il n’était pas question pour lui de lâcher son petit pécule. Pendant ce temps, les deux gars d’en face commençaient à décharger des caisses.
Les youyous avaient intérêt à se faire du mouron, mes frères allaient avoir de nouveaux jouets.
Et voilà, c’est la dernière caisse. 50 AK-74 qui viennent tout droit de la Mère Patrie. Je veux bien vous décharger de cette valise maintenant. Ben merde alors, ça c’est du bon vieil accent comme on en fait plus.
Décidément, c’était presque trop facile. J’allais m’empâter si ça continuait comme ça, moi.
C’est à peu près à ce moment là, que l’électricité fût coupée et que les vitres explosèrent devant le mélange de grenades lacrymos et fumigènes qu’on nous balançait sur la gueule.
En quatre jours, j’avais pris contact avec mon nouveau supérieur.
J’avais vraiment du bol, cette affectation c’était la retraite avant l’heure : être le garde du corps d’un jeune gradé de Mammon plutôt prometteur, à ce qu’on disait
Tu m’étonnes, il était chargé d’approvisionner nos forces en armes. Evidemment que ça marchait pour lui. Et si ça marchait pour lui, ça marcherait pour moi.
En plus, il travaillait bien le gars : déjà 6 livraisons effectuées et grâce à elles, tout plein de petites Kalachnikovs pour mes frères. Et pour plus de tranquillité, il arrosait même les autorités.
Les fournisseurs, des gars de l’est, avaient confiance en lui. Les 2 autres hommes de main, des humains, avaient l’air compétents.
Ça roulait pour moi donc.
Voilà le camion. Bien braves ces deux gars. Ils causaient pas beaucoup, mais quand ils le faisaient, c’était sans fioriture.
En effet, un camion entrait dans l’entrepôt et immédiatement, le deuxième gars, qui était resté à l’entrée, referma la porte. Tiens, l’était pas automatique celle la. Faudra penser à investir.
Une fois le camion arrêté, trois gars en descendirent. Je les évaluais rapidement. Impossible de m’en empêcher. Même si la transaction devait se dérouler sans accroc, je préférais toujours envisager le pire et du coup, je les jaugeais dans l’éventualité d’un affrontement. Ca faisait partie de mon boulot. Feront pas le poids. Valait mieux pour eux que tout que tout se passe bien.
Puis mon boss commença à parler avec eux. Je restais à côté de lui, au cas où, mais sans écouter. Leur conversation ne m’intéressait pas énormément. Mon boss, lui, tenait toujours sa grosse valise à la main. Il n’était pas question pour lui de lâcher son petit pécule. Pendant ce temps, les deux gars d’en face commençaient à décharger des caisses.
Les youyous avaient intérêt à se faire du mouron, mes frères allaient avoir de nouveaux jouets.
Et voilà, c’est la dernière caisse. 50 AK-74 qui viennent tout droit de la Mère Patrie. Je veux bien vous décharger de cette valise maintenant. Ben merde alors, ça c’est du bon vieil accent comme on en fait plus.
Décidément, c’était presque trop facile. J’allais m’empâter si ça continuait comme ça, moi.
C’est à peu près à ce moment là, que l’électricité fût coupée et que les vitres explosèrent devant le mélange de grenades lacrymos et fumigènes qu’on nous balançait sur la gueule.