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Francis
#1
J'avais envie de la mettre chez Francis celle-là Wink

Quote:TOKYO (AP) -- Lorsqu'ils ont glissé un hamster nain dans son vivarium, les gardiens du zoo de Tokyo ont souhaité "bon appétit" à Aochan le serpent. Ils avaient d'ailleurs baptisé le rongeur Gohan, ce qui signifie "repas" en japonais. Mais le reptile solitaire avait surtout faim de compagnie.

"Je n'ai jamais rien vu de pareil", s'étonne Kazuya Yamamoto, gardien au zoo Mutsugoro Okoky. La couleuvre n'a montré aucun intérêt culinaire pour la petite boule de poils qui partage sa vie depuis trois mois.

Le hamster monte parfois sur le corps écaillé pour y faire la sieste. "Aochan semble apprécier beaucoup la compagnie de Gohan", note Kazuya Yamamoto.

Les gardiens avaient servi Gohan au serpent en octobre car ce dernier refusait de manger les souris congelées. Aochan a depuis développé un goût pour ce type d'aliments.
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#2
Confusedhock: Voila ce que ca fait, d'être trop longtemps enfermé...
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#3
Moi c'est pareil, j'ai une vieille part de pizza dans ma chambre, ça fait trois mois qu'on vit ensemble et tout se passe bien ^^

Parfois je dors avec elle sur mon ventre...
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#4
:lol:
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#5
Confusedhock: Confusedhock: Big Grin :lol:

Tain il va me manquer lui ...
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#6
Et bien évidement (vous l'avez tous remarqué) cet exemple, si on le dénude de toute sa portée sentimentale (l'empathie transcendante de Philonenko) apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis, aussi ancienne que l'émergence de la pensée reflexive.


Ici la réflexion de Lorenz a toute sa place, et j'irai jusqu'à affirmer qu'il aurait certainement apprécié l'ironie sous-jacente du développement du complexe d'Ikspiari. L'empreinte acquise a supplanté le comportement instincitf inné chez l'animal, et une certaine confusion peut apparître ici de fait de la non-précocité de l'animal. Sans doute ses conditions de vie artificielles sont pour beaucoup dans l'explication de son comportement anormal (comparables au fameux desarraiento cultural de Boqueròn qu'il développe en 1632 dans son ánimo del mundo)


La raison fondamentale de l'interêt de ce débat est bien sur d'ordre purement antropomorphique. Toutefois étant donné qu'il a été traité au cours des quinze ou seize siècles d'histoire de la pensée réflexive à de multiples reprises (particulièrement au XIXem - début du XXème siècle et je pense notament à Arshbacke, Schopenhauer et Liege), et qu'il trouve ses racines dans une période encore plus antérieure (notament la philosophie grecque du Vem – Iveme siècle avant Jesus Christ), je ne vous ferai pas l'affront de le développer à nouveau.


Merci de m'avoir écouté, compris et respectueusement admiré.
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#7
:? Kekidi lui?
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#8
Bon ... on va faire de l'explication de texte car c'est tout de même intéréssant ce qu'il dit.

Quote:Et bien évidement (vous l'avez tous remarqué) cet exemple, si on le dénude de toute sa portée sentimentale (l'empathie transcendante de Philonenko) apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis, aussi ancienne que l'émergence de la pensée reflexive.
Cette première phase (à la construction un peu bancale car la principale fait : "cet exemple apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis" ... un exemple n'apporte pas de reponse ! ) tente de dire que le comportement de la couleuvre lève un débat vieux comme la biologie : inné et l'acquis. Quels comportements sont duent à notre hérédité (dicté par les lois de Darwin, la selection naturelle) et ceux duent à l'apprentissage (les experiences durant la vie d'un individu).

Quote:Ici la réflexion de Lorenz a toute sa place, et j'irai jusqu'à affirmer qu'il aurait certainement apprécié l'ironie sous-jacente du développement du complexe d'Ikspiari.
Ici Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste autrichien est cité pour ces travaux sur les comportements des animaux : réaction à un stimulus, le comportement inné, les facteurs extérieurs d'un comportement ... laissant penser que les animaux réfléchissent (ou paraissent le faire) ou proposant de remarquer que le niveau de pensé des animaux est plus complexe qu'il n'y parait ... pour le complexe d'Ikspiari ... c'est un complexe commercial de Tokyo mais rien d'autre à ma connaissance.

Quote:L'empreinte acquise a supplanté le comportement instincitf inné chez l'animal, et une certaine confusion peut apparître ici de fait de la non-précocité de l'animal.
La phrase suivante est plus intéréssante : notre ami Amadeus Von nous propose d'expliquer le comportement de la couleuvre (ou de Malbak avec sa part de pizza) par une possible expérience/réflexion de celle-ci qui devient plus forte que la faim. La confusion, elle règne de toute façon ... laissons la tranquille.

Quote:Sans doute ses conditions de vie artificielles sont pour beaucoup dans l'explication de son comportement anormal (comparables au fameux desarraiento cultural de Boqueròn qu'il développe en 1632 dans son ánimo del mundo)
Enfin une phrase normale :!: (c'est trop peu il faut se forcer à faire simple). Et juste pour remarquer que oui les conditions "anormales" de vie entrainent des comportements "anormaux". Il aurait été plus intéréssant de parler quels aspects de la "normalité" sont prépondérents.

Quote:La raison fondamentale de l'interêt de ce débat est bien sur d'ordre purement antropomorphique.
Quel tournure pesante :!: "Nous parlons ici d'identification humaine dans l'animal" ou "Le sujet se limite à reconnaitre des sentiments humains dans cette scène" ... enfin l'antropomorphie c'est reconnaitre des expression humaines chez les animaux.
Ben ... on aimerait aller plus loin ... justement.

Quote:Toutefois étant donné qu'il a été traité au cours des quinze ou seize siècles d'histoire de la pensée réflexive à de multiples reprises (particulièrement au XIXem - début du XXème siècle et je pense notament à Arshbacke, Schopenhauer et Liege), et qu'il trouve ses racines dans une période encore plus antérieure (notament la philosophie grecque du Vem – Iveme siècle avant Jesus Christ), je ne vous ferai pas l'affront de le développer à nouveau.
Il garde le meilleurs pour la fin ! Cette phrase replace le débat (qui n'a en fait pas bien avancé) dans son contexte historique : en effet, ce genre de comportement reste encore mal expliqué mais est aujourd'hui trés à la mode des cogniciens et on peut aussi penser que de récentes avancées sur la compréhension du fonctionnement du cerveau (humain ou animal) permettra de mieux l'expliquer (à défaut de le comprendre) ... mais il faut encore attendre à mon avis.
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#9
Admiratif devant une telle contre attaque

\Big Grin/ \Big Grin/


bravo Zardoz !!! [-o<
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#10
Tout d'abord je voudrais vous remercier de bien vouloir vous pencher sur les quelques lignes de ma compositions et de tenter de les expliquer ainsi à la "plèbe" (ceci-dit sans injures naturellement). je dis bien tenter car bien que de bonne foi votre explication est un peu trop bancale et mérite quelques eclaircissements.




Quote:Cette première phase (à la construction un peu bancale car la principale fait : "cet exemple apporte sa réponse à l'antique dichotomie inné/acquis" ... un exemple n'apporte pas de reponse ! )

Bien entendu et j'en suis fort marri. La honte m'assaille. "apporte un élément de réponse" aurait été judicieux (la perte de quelques mots entre les réflexions de notre puissant cerveau et le jeu mécanique des doigts sur le clavier est chose possible chez les génie de mon espèce)


Quote:Quels comportements sont duent à notre hérédité (dicté par les lois de Darwin, la selection naturelle) et ceux duent à l'apprentissage (les experiences durant la vie d'un individu).

Vous remarquerez que le débat est plus pointu que ce que vous en laissez paraître puissqu'il porte également sur plusieurs notions pluridisciplinaires de sociologie, psychologie, pédiatrie, psycho-anthropologie des sciences de la santé (méta-psycho-socio-pédiatrie ainsi que Panglosse aimerait à l'appeler) et bien entendu de philosophie. Le clivage inné/acquis est ici mis à mal par la notion de plasticité pariétale corticale précoce (Comportements psycho-physiologiques chez le nouveau-né par Ronald Melzack).


Quote:pour le complexe d'Ikspiari ... c'est un complexe commercial de Tokyo mais rien d'autre à ma connaissance.

Ikspiari, complexe de : Syndrome psycho-pathologique décrit au cinquième siècle par le médecin grec Empédocle et bien entendu reprit par Galien lors de son oeuvre de compilation des travaux sur la médecine deux centaines d'années avant Jesus Christ. Le sujet développe envers un aggresseur une affection proportionelle au mépris qu'il éprouve pour lui même. Il peut aller jusqu'à fournir des excuses à son ou ses oppresseurs et développer un comportement de soumission et de passivité absolument anti-naturel face à l'adversité. Le plus célebre des malades atteints serait sans doute Joshua dit "le Messie", fils de charpentier et gourou d'une secte prospère. C'est à partir de ce syndrome qu'en 1978 l'américain Ochberg développera le célebre "Stockholm Syndrome" (je ne vous ferai pas l'affront de vous l'expliquer).




Quote:Cette phrase replace le débat (qui n'a en fait pas bien avancé) dans son contexte historique


Mon commentaire n'avait en aucun cas pour but de faire avancer cet antique débat remontant à l'époque de Saint Augustin et de Pélage ! Ce n'était qu'une simple remarque amusée sur le parallèle qui pouvait être établi entre l'anecdote rapportée par votre camarade Vik et les expériences de Lorenz.



Au plaisir incertain de vous lire et à celui tout à fait certain de m'exprimer à nouveau si d'aventure vous prenait l'envie de me répondre.
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