03-04-2008, 07:41 AM
Ar-Uriel rentra dans « sa » chambre. A l’origine, c’était une petite marche privée - 12m², faut pas en espérer trop - que les services d’Ange avaient mis à la disposition des serviteurs de la miséricordieuse pour y recevoir les convertis potentiels. Mais personne ne l’utilisait, alors il en avait fait son refuge de solitude.
Un album de « Perfect Circle » tourne en boucle, en sourdine, sur le mini juke-box. Quelques affaires trainent sur le canapé, signe d’un certain laisser-aller. Du café finit de refroidir dans une cafetière.
L’ange s’assoit dans le fauteuil et se détend. Il ressent à la fois une grande satisfaction et une vague de nostalgie, mélange propre aux moments où l’on atteint un objectif longtemps espéré. Un moment où les efforts sont récompensés mais où l’avenir n’est plus tracé. Où l’on doit tourner une page.
Tourner la page. Est-ce vraiment possible d’échapper à cette ville ? Aujourd’hui, Ar-Uriel le croyait. Et naturellement, il fait le point sur plus de trois ans de bons et loyaux services. Un bilan qui aurait été bien plus long s’il n’avait pas une aussi mauvaise mémoire…
L’ange se lève, sort un sac de sport et commence à y ranger ses maigres affaires. Puis il remet de l’ordre dans la chambre. Il finit par couper la musique et éjecter le CD. Il le prend, le brise et en jette les morceaux à la poubelle. Il pousse son sac devant la porte et, un instant avant de sortir, s’arrête pour regarder son image devant le miroir.
Il y contemple un ange bien différent de celui qui avait poussé la porte du Café des anges trois ans auparavant. Plus grand, plus fort, plus puissant. Plus sur de lui. Doté d’une vraie personnalité, d’une mémoire. Et d’un véritable besoin de liberté.
Il fait briller son aura. Une aura forte, intense. D’un bleu profond, océanique.
J’ai pris tout ce que tu pouvais donner, Immac. Tu n’as plus rien à offrir, il est temps de partir…
Un album de « Perfect Circle » tourne en boucle, en sourdine, sur le mini juke-box. Quelques affaires trainent sur le canapé, signe d’un certain laisser-aller. Du café finit de refroidir dans une cafetière.
L’ange s’assoit dans le fauteuil et se détend. Il ressent à la fois une grande satisfaction et une vague de nostalgie, mélange propre aux moments où l’on atteint un objectif longtemps espéré. Un moment où les efforts sont récompensés mais où l’avenir n’est plus tracé. Où l’on doit tourner une page.
Tourner la page. Est-ce vraiment possible d’échapper à cette ville ? Aujourd’hui, Ar-Uriel le croyait. Et naturellement, il fait le point sur plus de trois ans de bons et loyaux services. Un bilan qui aurait été bien plus long s’il n’avait pas une aussi mauvaise mémoire…
L’ange se lève, sort un sac de sport et commence à y ranger ses maigres affaires. Puis il remet de l’ordre dans la chambre. Il finit par couper la musique et éjecter le CD. Il le prend, le brise et en jette les morceaux à la poubelle. Il pousse son sac devant la porte et, un instant avant de sortir, s’arrête pour regarder son image devant le miroir.
Il y contemple un ange bien différent de celui qui avait poussé la porte du Café des anges trois ans auparavant. Plus grand, plus fort, plus puissant. Plus sur de lui. Doté d’une vraie personnalité, d’une mémoire. Et d’un véritable besoin de liberté.
Il fait briller son aura. Une aura forte, intense. D’un bleu profond, océanique.
J’ai pris tout ce que tu pouvais donner, Immac. Tu n’as plus rien à offrir, il est temps de partir…