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Une porte claque
#1
Le train venait de s'arrêter dans la gare. Une voix mielleuse d'opératrice de téléphone rose ânonnait sa litanie "Immac sur Sable, terminus, les passagers sont priés de descendre "

Sur le quai, une femme contemple d'un oeil morne le lieu. D'un geste nonchalant elle rajuste le col de son manteau en fourrure. Son regard se porte sur l'homme en complet chic qui l'ignore ostensiblement et se dirige vers ce qui doit être probablement son épouse (on reconnaît toujours les épouses de ce genre de type, l'air pincé, engoncées dans leurs tailleurs chanel.)
Un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune personne, d'une démarche caressante elle se dirige vers le couple, se penche vers le commis-voyageur et l'embrasse légèrement. Puis d'une voix chaude elle susurre de façon à bien être entendu.

- Merci chéri pour cet agréable voyage. Tu sais si bien t'y prendre pour satisfaire une femme.

Dans un froufroutement de fourrure elle se détourne et prend le chemin de la sortie. Derrière elle, les hoquets suffoqués de la bourgeoise laissent présager la prochaine dispute.
Un sentiment de paix suite au devoir accompli l'envahit. Cela apprendra à ce malotru à la dévisager pendant tout le trajet mais trop avare pour lui offrir une coupe de champagne. Elle déteste les pingres qui ne font pas profiter les autres, enfin surtout elle, de leur portefeuilles bien rempli.

D'un geste, elle fait signe à un taxi et lui donne l'adresse du meilleur hôtel de la ville.
Alors que les rues défilent, l'ennui s'abat à nouveau sur l'arrivante.

- Immac me voila de retour.
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#2
Un jour, comme un autre ... encore. Ils se ressemblent tous. Qui as dis que demain serait différent. Une connerie monumentale.

La jeune femme avance d'un air absorbée dans la rue. Un détail attire son attention. Elle lève les yeux et contemple l'arbre qui lui fait front. Le vent caresse doucement le feuillage vert sombre le faisant onduler comme une vague.

Bien sûre, l'on ne discutait pas les ordres de la hiérarchie * Enfin oui, c'est intrinsèque à notre nature. * Mais Immac est-elle réellement la seule cité au monde dans laquelle elle doive passer le plus clair de son temps. Bordel !!!

Remontant le col de son manteau en fourrure, elle reprend sa route d'un pas nonchalant. Toutefois, rien n'échappe à son attention, elle étudie chaque élément l'environnant. La moindre sensation, se trouve analysée, répertoriée, puis introduite dans la géométrie du lieu.

* On est jamais trop prudent, l'éternité en dépendant *

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¤ Un esprit, tant de pensées ... Une voix pour chaque phase de la conscience. Comment toutes les jugulées pour qu'elles se complètent ? Un art long et difficile que peu réussissent. Une fois la balance unifiée, nous devenons l'idéal que nous concevons. ¤
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