11-30-2008, 12:03 AM
Une petite histoire que j'ai écrite parce que j'avais besoin d'extérioriser certaines choses. C'est une histoire qui est purement fictive et qui n'a pas de rapport avec le monde d'INS-MV. Violence et gros mots sont au rendez-vous, alors âme sensibles, s'abstenir. Je la publie ici parce que j'ai besoin de lecteurs, et puis aussi parce que je voulais partager cette expérience qui est la première en son genre pour moi. En général j'aime écrire pour des choses plus réfléchies et plus gaies. Ah, et aussi, j'ai pris pour habitude de commencer des chronique sans les finir (ça m'était arrivé avec Cool T, et là avec Vorak j'en ai une sur le feu...), mais là ça ne sera pas le cas puisque j'ai déjà la fin. Je la posterai plus tard. Ca fera un truc en deux volets comme ça. Bonne lecture à vous tous ! :wink:
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Je suis à mon balcon. L’air est frais et il fait nuit noire. Clope au bec, je m’amuse à faire des ronds de fumée que de toute façon je vois même pas. A l’heure qu’il est, même les lampadaires dorment. Moi non, j’suis pensif et j’peux pas dormir. L’image de celle que j’aime reste gravée au fond de mes yeux. Comment est-ce que j’ai pu la laisser partir seule s’éclater chez ses potes ? Je dois être taré. C’est ça oui, j’suis taré. Mais si elle avait pas décidé de faire sa casse-couilles ce soir encore, p’t’être que j’l’aurais accompagnée pour lui faire plaisir. Tout ça pour une histoire de fringue en plus. « Ca fait pas pute les mini jupes » qu’elle me disait. Conneries ! Je pouvais pas non plus la retenir. Et de toute façon telle que j’la connais c’était peine perdue. Putain… Et puis ce foutu pressentiment qui me colle à la peau. Vous savez ce genre de truc qui nous fait chier mais qu’on a du mal à identifier. Ca se loge au fond de votre crâne et ça y reste jusqu’à ce que vous pétiez un plomb. JE vais péter un plomb. Il me faut un truc pour me changer les idées.
Je tire une dernière latte et je balance ma clope par terre puis l’écrase violemment avec mon pied histoire de passer un peu mes nerfs sur quelque chose l’espace d’une seconde. J’en ai ras l’cul de pas savoir quoi faire. J’entre dans l’appart’ minable qui nous sert de « nid d’amour ». Je prends même pas la peine d’allumer la lumière. L’air est frais aussi à l’intérieur. Faut dire que la porte que j’ai laissée ouverte pendant une demi-heure ça a pas arrangé. Je me guide avec les petites lumières du magnétoscope et des p’tits gadgets posés un peu partout. C’est fou c’qu’on peut accumuler comme conneries en peu de temps. Des trucs hors de prix qui servent à rien en plus.
Je sais ce que je vais faire maintenant : le whisky m’aidera, j’en suis certain. Je me dirige vers le meuble ou on range tous les alcools et spiritueux. Je connais le chemin par cœur, même dans le noir. Arrivé en moins d’deux devant la masse de bois, je décide de faire coulisser une des portes. Je tâte un peu au hasard pour retrouver la bonne bouteille. Il me faut que quelques secondes pour l’identifier. Je la débouche et m’envoie une dose dans la gorge sans prendre la peine de chercher un verre. De toute façon les verres sont dégueulasses comme d’hab’. Les taches ménagères c’est pas trop notre truc ici, mais on s’y retrouve quand même. C’est juste que ça traîne un peu en général quoi.
Le whisky me brûle la gorge mais j’en redemande. Dieu qu’c’est bon. Mesdames et Messieurs, je bois pour oublier ! Oublier que j’suis con et que j’ai une chienne de vie, voilà. Oublier que j’ai du mal avec mon loyer et que je suis un foutu raté. Je me renvoie une deuxième dose, cette fois-ci, plus généreuse. Je sens comme un apaisement, il faut que je me pose. Je déambule vers le canapé. Je vais m’asseoir, mais avant que je fasse atterrir ce qui me sert de derrière, je sens un truc vibrer dans ma poche droite. Je pose la bouteille sur la table en verre devant le canap’. Je plonge ma main dans ma poche et en extrait mon portable. Il éclaire la pièce par intermitences, j’hésite à décrocher, c’est un numéro que j’connais pas, un fixe. Qui peut bien appeler à une heure pareille ? Un pote qui veut faire un canular ? Trop la flemme… mais la curiosité l’emporte. J’appuie sur le bouton vert.
A ma grande surprise la voix est familière. C’est celle de ma copine. Mais quelque chose cloche. Elle semble terrifiée et elle est en sanglots. J’ai du mal à capter c’qu’elle me raconte. Tout ce que j’sais, c’est que ça sent pas bon. Au milieu des pleurs j’arrive à comprendre qu’il y a eu un truc qu’a mal tourné. Il m’en faut pas plus, je lui dit de m’attendre parce que j’arrive.
Alors c’était donc ça se pressentiment ? Sans doute. Quoi qu’il en soit je sens monter en moi une pression énorme. C’est la pression de la colère. Qu’est qui a bien pu arriver ? Je me sens presque coupable de pas avoir été là avec elle ce soir. En tout cas, je sens qu’il va y avoir du sport dans pas longtemps. Je le sens gros comme une maison. On ne touche pas à ceux que j’aime, surtout quand ce « ceux » fait référence à ma copine. C’est vrai parfois je peux déconner, être maladroit avec elle, mais qui est parfait ? Plus fidèle et loyal que moi, je crois qu’ça s’peut pas.
Ni une ni deux, je me précipite dans la chambre. Au passage je cogne dans la table basse et la bouteille de whisky tombe, d’après le bruit que j’entends. Elle était pas bouchée, mais rien à battre. Je fracasse presque la porte puis allume la lumière. Je peux pas me payer le loisir de jouer à cache-cache avec ma batte de baseball. D’ailleurs en même pas dix secondes elle est déjà rangée dans mon sac de sport noir, celui qui m’sert pour aller au foot le samedi soir. Je suis prêt à partir. Je contrôle rapidement la présence de mes clés dans ma poche. Elles y sont, ça m’évitera de perdre plus de temps. Trois minutes après je suis déjà au volant de ma vieille 309. Ahlala ! On en a vécu des choses ensemble. Et dire qu’y en a qui se la pètent en BM ! Ah les rigolos !
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Je suis à mon balcon. L’air est frais et il fait nuit noire. Clope au bec, je m’amuse à faire des ronds de fumée que de toute façon je vois même pas. A l’heure qu’il est, même les lampadaires dorment. Moi non, j’suis pensif et j’peux pas dormir. L’image de celle que j’aime reste gravée au fond de mes yeux. Comment est-ce que j’ai pu la laisser partir seule s’éclater chez ses potes ? Je dois être taré. C’est ça oui, j’suis taré. Mais si elle avait pas décidé de faire sa casse-couilles ce soir encore, p’t’être que j’l’aurais accompagnée pour lui faire plaisir. Tout ça pour une histoire de fringue en plus. « Ca fait pas pute les mini jupes » qu’elle me disait. Conneries ! Je pouvais pas non plus la retenir. Et de toute façon telle que j’la connais c’était peine perdue. Putain… Et puis ce foutu pressentiment qui me colle à la peau. Vous savez ce genre de truc qui nous fait chier mais qu’on a du mal à identifier. Ca se loge au fond de votre crâne et ça y reste jusqu’à ce que vous pétiez un plomb. JE vais péter un plomb. Il me faut un truc pour me changer les idées.
Je tire une dernière latte et je balance ma clope par terre puis l’écrase violemment avec mon pied histoire de passer un peu mes nerfs sur quelque chose l’espace d’une seconde. J’en ai ras l’cul de pas savoir quoi faire. J’entre dans l’appart’ minable qui nous sert de « nid d’amour ». Je prends même pas la peine d’allumer la lumière. L’air est frais aussi à l’intérieur. Faut dire que la porte que j’ai laissée ouverte pendant une demi-heure ça a pas arrangé. Je me guide avec les petites lumières du magnétoscope et des p’tits gadgets posés un peu partout. C’est fou c’qu’on peut accumuler comme conneries en peu de temps. Des trucs hors de prix qui servent à rien en plus.
Je sais ce que je vais faire maintenant : le whisky m’aidera, j’en suis certain. Je me dirige vers le meuble ou on range tous les alcools et spiritueux. Je connais le chemin par cœur, même dans le noir. Arrivé en moins d’deux devant la masse de bois, je décide de faire coulisser une des portes. Je tâte un peu au hasard pour retrouver la bonne bouteille. Il me faut que quelques secondes pour l’identifier. Je la débouche et m’envoie une dose dans la gorge sans prendre la peine de chercher un verre. De toute façon les verres sont dégueulasses comme d’hab’. Les taches ménagères c’est pas trop notre truc ici, mais on s’y retrouve quand même. C’est juste que ça traîne un peu en général quoi.
Le whisky me brûle la gorge mais j’en redemande. Dieu qu’c’est bon. Mesdames et Messieurs, je bois pour oublier ! Oublier que j’suis con et que j’ai une chienne de vie, voilà. Oublier que j’ai du mal avec mon loyer et que je suis un foutu raté. Je me renvoie une deuxième dose, cette fois-ci, plus généreuse. Je sens comme un apaisement, il faut que je me pose. Je déambule vers le canapé. Je vais m’asseoir, mais avant que je fasse atterrir ce qui me sert de derrière, je sens un truc vibrer dans ma poche droite. Je pose la bouteille sur la table en verre devant le canap’. Je plonge ma main dans ma poche et en extrait mon portable. Il éclaire la pièce par intermitences, j’hésite à décrocher, c’est un numéro que j’connais pas, un fixe. Qui peut bien appeler à une heure pareille ? Un pote qui veut faire un canular ? Trop la flemme… mais la curiosité l’emporte. J’appuie sur le bouton vert.
A ma grande surprise la voix est familière. C’est celle de ma copine. Mais quelque chose cloche. Elle semble terrifiée et elle est en sanglots. J’ai du mal à capter c’qu’elle me raconte. Tout ce que j’sais, c’est que ça sent pas bon. Au milieu des pleurs j’arrive à comprendre qu’il y a eu un truc qu’a mal tourné. Il m’en faut pas plus, je lui dit de m’attendre parce que j’arrive.
Alors c’était donc ça se pressentiment ? Sans doute. Quoi qu’il en soit je sens monter en moi une pression énorme. C’est la pression de la colère. Qu’est qui a bien pu arriver ? Je me sens presque coupable de pas avoir été là avec elle ce soir. En tout cas, je sens qu’il va y avoir du sport dans pas longtemps. Je le sens gros comme une maison. On ne touche pas à ceux que j’aime, surtout quand ce « ceux » fait référence à ma copine. C’est vrai parfois je peux déconner, être maladroit avec elle, mais qui est parfait ? Plus fidèle et loyal que moi, je crois qu’ça s’peut pas.
Ni une ni deux, je me précipite dans la chambre. Au passage je cogne dans la table basse et la bouteille de whisky tombe, d’après le bruit que j’entends. Elle était pas bouchée, mais rien à battre. Je fracasse presque la porte puis allume la lumière. Je peux pas me payer le loisir de jouer à cache-cache avec ma batte de baseball. D’ailleurs en même pas dix secondes elle est déjà rangée dans mon sac de sport noir, celui qui m’sert pour aller au foot le samedi soir. Je suis prêt à partir. Je contrôle rapidement la présence de mes clés dans ma poche. Elles y sont, ça m’évitera de perdre plus de temps. Trois minutes après je suis déjà au volant de ma vieille 309. Ahlala ! On en a vécu des choses ensemble. Et dire qu’y en a qui se la pètent en BM ! Ah les rigolos !