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Conte de Noël - Kavryelh - 12-25-2005

[S'cusez, mais ceci :]

Cette nuit sera terrible.
Peu de gens le savent...
Heureusement pour eux.


Car quand la Lune est la seule à éclairer nos rues et nos habitats, nos champs et nos campagnes, la pire des menaces trottine parmi nous.
Ce soir, ça sera ma première fois, la première fois que j'arborerai la tronçonneuse rituelle, sacrée de notre famille qui depuis des années et des années protège l'humanité cette nuit de menace, dans l'ombre, dans l'ombre et le desespoir.

Car mes frères, Noël n'est qu'une vaste mascarade !
Le Père est un pion aux mains des forces maléfiques !

Car voyez-vous le Père Noël, otage des forces lutines, est obligé de faire diversion, pendant que les lutins pillent, violent, et volent...
Mais ma famille est là.
Depuis 50 ans nous décorons nos salons avec la tête de ces lutins, pour nous remémorer notre rôle sacrée : la protection de l'Humanité...

Aujourd'hui, je suis le Dernier en mesure de remplir ce rôle. Trop de mes parents sont tombés sous les coups des forces lutines. Trop sont morts suite à une longue agonie dans le sang de ces monstres. Trop sous les coups traîtres des nains de jardin, ces sals fourbes. Trop.

Il consume une dernière clope, avant de vérifier une dernière fois sa tronçonneuse noire. Il décroche le merlin d'une vieille souche, l'attache dans son dos. Il respire un grand coup, avant d'écraser la cancerette au sol.

Ça y est. Je les sens venir...

VIVA LA MUERTE !

[Pondu ailleurs dans un autre topic, m'a donné une idée. Alors, je préviens, même si ça va être merdique, ou quoique ce soit, j'ai l'envie là, à l'instant, de vous pondre un truc en suite. Ça m'a titillé le cortex saurien, et voilà, ça doit sortir. Ne lisez pas, pauvres fous !]

La suite ne fut que tourbillon de sang et de chair.

La nuit tombe, il est quelque chose comme 18 heures. Les maisons se préparent au traditionnel dîner de Noël. Personne ne se doute de rien. Les portes s'ouvrent et acceuillent les invités, la famille. Ça parle, ça rit, ça ne se soucit pas. On fait rêver les enfants avec le Père. S'ils savaient...

Le Père quant à lui commencera sa tournée à 23h59. Et la terminera à 00h01. Temps locaux. Il a à peu près 24 heures.

Ils n'approchent des lieux de réjouissances que vers 22 heures. Ce ne sera que l'avant-garde, renseignant l'arrière, qui n'interviendra que quand le Père traverse les cheminées. L'avant ne sera pas un combat terrible. Non. Il ne sera que la mise-en-bouche.

Le Père est emprisonné, loin dans le nord, dans un cachot humide. Les rires sadiques de ces salopris l'entourent à longueur d'années. Ils ne le sortent qu'une fois, le pauvre, pour détourner l'attention des gens pendant qu'ils visitent notre monde pendant cette nuit maudite. Nous sommes peu à savoir. Mais nous avons toujours été suffisant...

Et son traîneau... Ne croyez pas qu'il soit magnifique. C'est un instrument de fer et de bois, torturé par l'Art lutin. Guidé par des créatures mauvaises qui n'ont pas plus le nom de rennes que le chat le nom de chien. Si je les croise, mon merlin parlera... Oui, mon merlin... Ou ma tronçonneuse.

Je marche parmi les rues, éclairées ça et là par des lampadaires mornes et parfois défaillant. Oui. Lorsque les forces lutines frapperont en masse, ils ne m'aideront pas... Non, ils ne m'aideront pas...


Conte de Noël - Kavryelh - 12-25-2005

Les cloches de l'église sonne la messe. Il est 21 heures, la soirée commence. Et je parcours toujours les rues. Mes mains tremblent, je les occupe en fumant. Et pourtant aucun voile de la peur ne trouble mon esprit, ne trouble mon âme, ne trouble ma vue. Je sais que quand l'heure viendra, elles ne me trahiront pas. Non, nos mains ne nous ont jamais trahi lors de cette longue lutte. Jamais.

Ça y est. Tout le monde est à l'intérieur. Plus personne n'est dehors, mis à part moi. Il est 22 heures et je sens leurs petits pas se presser sur notre béton, notre sol. Le moteur de la tronço' rugit en démarrant. Je l'ai préparé à cette nuit. Oui. Préparé.

Quant ils arrivent, ils marquent un instant d'arrêt, cette multitude, oui. Ils ne s'attendent pas, jamais dirais-je, à ce que l'un d'entre nous les acceuille, debout, fixe dans la nuit, éclairé par quelques pauvres lumières au milieu d'une rue. Les arrêtant net dans leur pillage nocturne et silencieux. Certains piaillent dans cette seconde. Et je tranche dans la masse.

Trop tôt ma cancerette disparaît, les salauds, leurs petites mains pouilleuses sont bien difficiles à esquiver. Et je tranche, le moteur s'emballe, mais la scie glisse sans mal, leurs os sont bien fragiles, oui. Et j'hurle pour exalter mon courage, j'hurle pour dégager ma rage, j'hurle parce qu'il le faut. Ils piaillent autour, je suis noyé dans leur masse, mais je vis, je survis, je vaincs.

Les corps retombent, la pression avec... Des centaines de petits tas m'entourent, je suis couvert de sang, les lampadaires se rallument. Ce n'était que l'avant-garde, ce n'était que l'avant-garde... Ils ont pas abîmé mon cuir, tant mieux pour eux...

[To continue] [ Là j'vais m'chopper un bonhomme pain d'épice... ]


Conte de Noël - Mickey Mouse - 12-25-2005

J'overkiffe.